• « Sauvage, ça veut dire être libre entièrement », dit Joséphine Bacon. Lorsque les anciens nous quittent, un lien avec le passé disparaît. La poétesse innue incarne cette génération témoin d’une époque bientôt révolue. Avec charisme et sensibilité, Joséphine Bacon mène un combat contre l’oubli et la disparition d’une langue, d’une culture et de ses traditions. Sur les traces de Papakassik, le maître du caribou, Je m’appelle humain propose une incursion dans l’Histoire d’un Peuple multimillénaires au côtés d’une femme libre.


    votre commentaire
  • rouuserole effarvate

                                                                                                                                           (format 65x50)


    2 commentaires

  • votre commentaire
  •  

     

    le monde semble naître et mourir

    renaître sans promesse

                                                                                                                                (100 X 50 cm)

     


    votre commentaire
  •  

    chevêche d'Athéna

     


    2 commentaires

  • votre commentaire

  • votre commentaire
  • sous la neige ce matin

    la caravane

    un igloo sans banquise

     

    ni ours ni loup d'ailleurs

     

    j'en rêve pourtant

    les yeux ouverts

     

    la porte craque sous le gel

    moins un dedans

    et dehors ?

     

    dehors

     

    aucune importance

    le chuintement de la neige

    m'en raconte bien plus

     

    le brouillard grimpe dans les arbres

     

     légèreté  assassine

    à la limite du levant

     

    ne laissant au moral

     

    que ces interminables variations

     

    titubantes dans ce blanc

    trop blanc

    pour mes pensées sombres

    trop sombres

     

     

     


    2 commentaires
  •  

     

    grain de givre  au bout des arbres

    un vol de corbeaux

     noircit le décor


     

    d'un frisson

    la brume 

    digère

    l'horizon

     

    quelques îles 

    sur cet étrange buvard

    naviguent en lavis

     

    emportant

    monts vaux

    et enfin

    l'estampe tout entière

     

     

    travestis en flottement

    les pinceaux improvisent

    des rêves

    sans modèle

     

     

    le monde semble naître et mourir

     

    renaître  sans servitude

     


    votre commentaire

  • votre commentaire

  • votre commentaire
  •  

     à ces croisements de regards de plus en plus furtifs

     

    de passage

     


    votre commentaire
  •  

     


    votre commentaire
  •  

     


    votre commentaire
  • ICI

     

    alors que nos esprits colonisés par une prédation acharnée se disloquent en une absurdité désastreuse, nous condamnons l'héritage de notre pensée, de notre connaissance, de notre langage à une peine de mort sans appel

     

    le geste est précieux, le savoir sacré, le langage fondamental

     

    perdre cette richesse nous conduit à une aliénation irrémissible.

     

    Il va de l'acte du savoir faire, ce geste précis, cette attention parfaite, cette mémoire presque innée de chaque détail à soigner son travail, qui à force d'élégance et de maturité devient dans son intuition, une véritable œuvre d'art.

    Il suffit alors de regarder l'artisan, ou l'artiste, accomplir ce pourquoi il donne un sens à sa vie. Il suffit de se laisser apprivoiser par la beauté du geste maîtrisé pour effleurer l'intime, pour atteindre la raison, l'intelligence même de l'objet réalisé.

     

    D’effondrement, tout nous menace et notre langage en est l'incontestable victime. Détourné, manipulé, anglicisé et au pire converti en émoticônes limitant notre langage à de petits signes infantiles, nous prétendons évoluer vers une meilleure compréhension de nous mêmes.

    Quel désastre, quelle misère, quelle réduction de soi, de l'autre et de tout ce qui depuis notre naissance résonne dans nos têtes comme étant le plus bel outil offert à notre pensée, à notre parole, à notre raison.

     

    C'est toute une musique qui est mise en péril.

     

    Usurper une langue à un peuple c'est soustraire les racines à toute une forêt.

    D'autres, avant ceux qui nous gouvernent en avaient compris la force, et ne s'en étaient pas privés. Certes avec moins de façon et de subterfuge que ce qui s'invente aujourd'hui, mais avec autant de détermination à asseoir leur suprématie.

     

    Et, nous nous appauvrissons dans la plus parfaite indifférence comme si nous avions subi une ablation des nerfs...

     

    Ici

    le silence se prend dans les mains, se colle à l'oreille, pour essayer d'entendre un autre monde

    Ici

    l'espace se lève et se couche avec le temps

    Ici

    les saisons s'affranchissent des dates obligatoires

    Ici

    arbres,  fleurs,  oiseaux,  jardin

    c'est la montagne toute entière qui impose le combat

     

     


    votre commentaire