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  • le temps de la réflexion, de la conscience, de l'abandon

    avant de commencer


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  • les couleurs d'automne se glissent sur les  crêtes avec cette discrétion qu'il faut pour les surprendre, pour les voir se dissiper en dégradé dans la brume de la vallée

    de longs moments de silence construisent mon regard vers d'autres perceptions

    ce que j'ai vu hier n'existe plus aujourd'hui

    ce que je ressens aujourd’hui sera oublié demain

    le temps aura modifié l'instant où l'espace dépouillé de sa redondance mettra en évidence ces imperceptibles  variations de saison

    temps d'absence temps de présence, limités à ces croisements de regards de plus en plus furtifs

    s'inscrit en moi cet instant de rencontre d'un ami d'un frère d'un enfant où tout me paraît soudainement barbare... 

    pas plus d'un soupir alors pour questionner ce monde à l'envers de moi, pas moins pour voir défiler la peur le doute l'inconnu l'impossible soumission et la profonde colère que cette incompétence humaine assigne à notre liberté

    la distance s'impose comme une frontière sans limite, comme un éloignement forcé à notre division à notre soumission, comme un périmètre arbitraire sans surface

     

    c'est la saison des distorsions mentales, des aliénations intellectuelles,  des démences sociales, des égarements  philanthropes

    une saison sans goût ni couleur, une saison sans nom sans durée, d'une violence guerrière inénarrable qui laboure nos esprits en champ de désolation.

     

    l'hiver s'annonce glacial, rude, sans noblesse

    il se pourrait à force d'obscurantisme  que de  premières taches pourpres souillent les premières couches de neige

    nous faut-il craindre le pire ?

    je le crois je le sens je le devine

    il touche mes nuits, oppresse mes jours, infecte mes espoirs

    mais il me faut rire tous les jours

    il en va de la survie de la montagne

     

     

    j'ai encore perdu une ruche

    que dire de plus au moment même où on valide l'utilisation de produits funestes ?

     

     

    la serre se ferme pour un temps

    le bois mort attend sur pied qu'on le coupe pour l'hiver

    les oiseaux reviennent sur la mangeoire

    un cycle de plus vient de s'accomplir et je n'ai strictement rien compris

     

     

     

     

     


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  •          jeune blongios nain

     

     


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  • 36ème Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute

     


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  • dans mes montagnes aussi, les abeilles ont toute mon attention,  toute retenue pour ce que j'ai toujours l'impression de leur voler... jamais plus qu'il me faut, rien qui puisse les mettre en danger, en échange de tout l'amour que je leur porte. Je veille sur elles comme je veille sur ma forêt.

     


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  • et puis finie

     

     

    et puis finie

     


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  • C’est une ode merveilleuse à la résistance et au sacrifice désintéressés face à un pouvoir inique.

    Antigone est une adolescente brillante au parcours sans accroc. En aidant son frère à s'évader de prison, elle agit au nom de sa propre justice, celle de l'amour et la solidarité.
    Désormais en marge de la loi des hommes, Antigone devient l'héroïne de toute une génération et pour les autorités, le symbole d'une rébellion à canaliser...

     

     

     


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    bécassine des marais.... en cours

    bécassine des marais.... en cours

     

    bécassine des marais.... en cours


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    et nous voilà en apnée provisoire

     empoisonnés

    par nos masques imposés

    pour un monde qui s'incline

     

     

    comme une communion de foi à la peur de vivre à la peur de mourir

     

     

    sous les clématites

    un, deux peut-être trois nids

    se dessèchent hors d'usage

     

    il se pourrait

    que tout s'efface

     

    il se pourrait

    que trop de tristesse sans larmes

    érode les cœurs broyés

     

    même la rivière de montagne a perdu ses poissons

     

    un vol migratoire de onze bondrées apivores

    ce matin en buvant le thé

     

    inquiétude au bout du ciel

    dans la forêt

    dans le jardin

     

     

    tenant la main de l'enfant

    je serre un peu plus ses petits doigts

    et cherche un peu de lumière à ses premières ombres

     

     

    aux cantiques de la mer  frappent les derniers tambours de la Terre

    d'anciennes forges se réveillent dans le ventre des montagnes et le vent corrompt sa noblesse  au large des océans

     

    pour un dénouement inconnu

     

     

    entendez vous l'écho

    des rumeurs clandestines ?

     

    aucun obstacle

    à leurs fréquences illusoires

     

     

     

    le chien s'est assoupi devant le petit atelier

    et les mélèzes sur le versant nord

    nous regardent sans inquiétude

     

     

     

     

     

     


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    laisse couler tes larmes

    relève la tête

    pour les guider vers ton ventre tendu

     

    là ou repose le commencement

    l'origine du tout

     

     

     

    errant dans l'éternité 

    le ciel rempli d'étoiles

    expire l'impossible néant

     

     

    pause éphémère

    la légèreté d'un rayon de lune

    somnole en poème muet

     

     

     

    un cœur bat quelque part dans la tête

    doucement si doucement

    les larmes du poète glissent vers la mer

    vers les mouettes et les goélands

     

     

    debout dans la nuit

    comme si souvent

    le nom  des constellations

    pour les arbres qui les connaissent mieux que moi

     

     

    perles d'un chapelet, entre les doigts fébriles d'un monde au talent gaspillé, les jours, les nuits s'égrainent sans prière

     

     

    de nouveaux vents s'emparent des dieux

    les pierres  frissonnent au fond des torrents

     

    sur les berges sauvages

    frémit une armée de roseaux

    les moustiques s'emparent de la nuit

    les chouettes de quelques téméraires

     

    et les cimes

    là haut tout là haut

    songent aux chimères immémorées

     

     

     

     


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