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  • vers luisants

    plus que de la lumière

    la beauté de les revoir


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  • seuil de la yourte
    un vieux crapaud
    à l'abri de l'orage


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  • voilà quelques semaines déjà que ce versant de montagne, vibre sous le bourdonnement de nouvelles ruches. Je remercie les deux personnes qui m'ont aidée financièrement et moralement d'avoir permis cela. Sans elles je n'y serais tout simplement pas parvenue. Les ruches ont adopté leurs noms comme emblème de reconnaissance et chaque fois que je retourne au rucher, ils  me rappellent leur volonté de permettre à ceux qui s'occupent de ces  derniers lieux retranchés, de survivre. Leurs mots, leur espoir, leur confiance, m'ont encouragée à tenir bon au delà de toutes les difficultés insolites et désagréables que rencontre  tout apiculteur en exercice.

    L'observation a repris son rythme de croisière et tous les jours je monte saluer les abeilles et veiller à leur santé. Elles sont passionnantes de vie et d'ingéniosité.

    Merci Luc, Merci Sophie.

    Dans quelques semaines, si cela se confirme, je partirai à nouveau en estive pour quelques temps. Et ce sera le massif du Dévoluy cette fois qui m'accueillera avec 800 brebis à garder. Tout reste encore à organiser ...

    Je ne suis pas très présente sur le blog actuellement. Je suis passée en mode silencieux, et préfère observer ce qu'il se passe autour de moi tout en prenant note de ce qui noue mon quotidien au travail constant et varié que demande un tel lieu de vie... Les journées sont longues et pleines d'occupation, des pénibles au plus agréables, tout se passe avec un naturel peu contrariant ... 

    Une nouvelle expo me tient également en éveil  sans relâche et me rappelle qu'il faut tenir compte de ces multitudes de  petits détails discrets qui se dissimulent derrière le gros travail de préparation, sans quoi tout pourrait devenir rapidement insignifiant.

     

    Il fait si chaud, que mes doigts aux ongles noircis de terre enflent sur le clavier...

     

    cette tendance

    à nous casser les oreilles

    bande de cigales

     

    ce lézard sans queue

    immobile comme un fossile

     

    et le soir

    tout se met à bouger

    sous le mouvement des étoiles

     

     les aquarelles dans ma tête

    n'ont pas encore de couleur

     

     


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    les mains terreuses

    je reviens du jardin

     

     

    de jour en jour

    tout s'inscrit dans ma tête

    le moindre cri d'oiseaux


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  • tatami

    à l'odeur d'herbe coupée

    un bol de thé vert renversé

     


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  • d'une beauté inouïe, d'une poésie absolue... SPLENDIDE

     


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     Le temps se froisse, se contracte derrière ce rideau de pluie régulier qui  dilue les montagnes derrière la brume. Les heures passent lentement, sans jamais faillir à cette discipline sévère que nous leur avons organisé pour ne jamais perdre nos repères... Et pourtant aujourd'hui, plus que jamais, mes pinceaux à la main, devant ma pierre à encre, il me semble avoir perdu quelque chose d'essentielle, quelque chose que je ne peux pas nommer, quelque chose  qui me désillusionne nuit et jour. Où que je sois quoi que je fasse, c'est là, absent,  dans mon cœur, dans mon ventre, dans mon sang...

    Je tourne la page d'un monde que j'ai espéré enfant, désiré adolescente,   aménagé adulte et qui sans jamais évolué autrement que dans ma tête, se confond à des rêves perdus.

    Ici, dans ce bout de nulle part, les nichoirs se remplissent d'oiseaux, les murs de la maison de chauves souris, la grange à foin de petits chats qui devront apprendre très vite que la vie n'est pas aussi simple que cela, de prés que je ne fauche pas avant que tout le cycle des fleurs soit accompli, d'insectes et de batraciens qui reviennent enfin après une trop longue absence, d'arbres qui fleurissent à tour de rôle, parfois si discrètement qu'on les soupçonne à peine... d'abeilles sauvages qui en attendant celles qui viendront le mois prochain donner la touche finale à ce petit paradis volontairement caché, s'acquittent du travail de pollinisateur avec une conscience absolue.

    Et pourtant, malgré les cinquante espèces d'arbres plantées  sur ce flanc abrupt de montagne, toutes les plantes semées, soignées, destinées à réinventer tous ceux et celles qui ont disparu, une profonde mélancolie trouble mes pensées. 

    Dans la yourte, araignées et lézards se sont aménagés leur territoire et tous les soirs je les regarde négocier leur espace... Les grands mangent les petits, mais la stratégie des petits pour éviter le pire relève d'une telle intelligence que les grands en perdent leur monopole... Et nous ? sommes nous à un point tel d'insuffisance et de dépendance que nous ne pouvons réagir avec génie et détourner ce qui nous anéantit ?

    Il nous faut cette conscience souveraine, cette vacuité impermanente, ce génie indispensable au choix entre l'urgent et l'important, ce but sans but à atteindre, pour libérer  notre action et faire de nous des êtres clairvoyants capables de réaliser notre monde...

     

     

    rayon de soleil 

    par hasard

    sur la table à dessin


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  • je crache sur vos urnes criminelles et corrompues

    je crache sur vos lois compressées dans vos cerveaux "oligarchiques"

    sur votre mode de penser stérile

    je crache sur votre économie esclavagiste

    je crache encore sur ce que vous êtes de plus infectes

    je tourne le dos à votre formatage organisé

    à vos écoles meurtrières, à vos cerveaux délétères

    je vous désobéirai jusqu'à en perdre le peu qu'il me reste

    pour vous traquer  jour et nuit jusque dans vos retranchements les plus secrets

    je ne vous hais pas

    vous n'êtes  pas digne d'une telle émotion

    c'est de mépris que je vous harcèle

    comme seul linceul, comme seul enterrement ....

    crevez, misère, de ce que vous générez avec l'arrogance des médiocres...

    vous êtes même en dessous de cela

    je cracherai dans vos urnes... et vous contaminerai de ma désobéissance civile et volontaire à vous rendre malade pour l'éternité

    crevez ... mais crevez donc... et surtout crevez...vite...

     


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    le jour se lève

    empruntant le sentier de  la cabane

    si proche de l'étang

     

    L'envie de vivre tient à si peu. Ce si peu mis à l'épreuve quotidiennement, et courageusement remis au lendemain, résiste au temps et à l'usure par fantaisie. Le combat est coquasse et les impostures fantasques mais il suffit d'un souffle, d'un regard, d'une infime éclosion, pour remettre de l'ordre dans cette plaisanterie caustique, relever le pied pour enjamber la mer, pousser les arbres les forêts et emprunter une nouvelle voie. Caresser les vallées, les montagnes, s'abandonner au ciel, aux nuages et remplir nos têtes de poésie infinie.

     

     


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