• 19 millions de faisans et de perdrix sont élevés chaque année en France pour être lâchés pour la chasse, destinés à satisfaire les envies de tirs faciles.
    Tantôt élevés en cage minuscule sur sol grillagé, tantôt en grande concentration dans des volières, tantôt dans le noir continu, tantôt dans la lumière continue, appareillés d’ustensiles parfois mutilants, sans parents pour les poussins, victimes de collisions et d’étouffements, confinés, stressés jusqu’à en mourir : ces millions d’animaux souffrent inévitablement. Si les tirs des fusils n’ont pas raison d’eux, c’est leur inadaptation à la vie sauvage qui entraînera leur mort. Une courte vie de souffrance, pour le seul loisir de la chasse.

    https://www.aspas-nature.org/campagnes/petitions/stop-elevage-chasse/

     

     


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    les jours dévorent le temps, alors que tout semble s'organiser avec soin pour un avenir de plus en plus incertain

     

    un sentiment étrange me serre le ventre

     

    pourtant

     

    de l'été

    il  reste dans le jardin

    toutes les graines promises

    à l'éternité

     

     

    entre automne et hiver

    le petit atelier, lui même, 

    se tient au calme

     

     

    de l'Ouest

    il me vient un vent

    presque froid

    d'un jour familier

     

     

    tombant au sol

    les pommes de pin

    ont entrepris un long voyage

    vers le futur

     

     

    en nuit pleine

    l'appel d'un renard

    pas si loin du poulailler

     

     

    C'est ici que  la Beauté du monde me tient en otage

    C'est ici que l'effacement du monde relâche un peu sa tension

     

     

     

     

     

     

     


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    jours sans fin

    s'isolent les uns des autres

    sans direction

    le coeur presque soulagé

     

    il pleut

    encore

    il pleut

    toujours

     

    la montagne enseigne de nouvelles règles

    les sources gonflent les rochers

    les rochers deviennent torrents

     

    d'une marche à l'autre

    de l'escalier en pierre

    de petites chutes d'eau

    miniaturisent le monde

     

    toutes ces nuances de gris

    que rien n'arrête

     du ciel à la forêt

    kidnappent  arbres et montagnes

     

    rien est rançonné

    ces alternances de couleurs

    séquestrent mon âme conquise

     

    fuite d'eau

    un seau de plus à vider

    du coté du poêle

     

     

    il me semble que même mes rêves prennent la couleur de la pluie

     


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    l'arbre s'empare de la lumière, la terre de ses ombres fertiles

    le temps est un  caniveau perdu dans l'espace

    l'espace une notion qui sombre en friche

     

    le brouillard empoigne le maquis

    personne n'y entre

    personne n'en sort

     

    simplifiez vous la vie en mode sans contact

    et les fantômes se glisseront  dans vos têtes


    chaque nuit dans la vallée

    quand les lampadaires s'allument

    les mystères se lèvent plus tôt qu’ailleurs,

    volent  notre folie

    l'abreuvent, l'assoiffent

    la nourrissent, l'affament

     

     c'est tellement facile de dire n'importe quoi

     

    une goutte de pluie c'est tellement puissant....

     

     


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  • balbuzard pêcheur


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  • 2 août 1914

    ses premiers cris de nouveau né

    ont traversé le champ d'une bataille tout juste gagnée

     

    ma grand mère le tenait encore entre ses cuisses

    lorsque mon grand père revêtit son horrible uniforme de poilu

     

    mon père cria et hurla sa rage et sa faim

    le sein de ma grand mère en resta désespérément vide

     

    ce mois d'été fut triste et sans lumière

    ma grand mère arpentait son village sans relâche

    vendant tout ce qu'elle avait pour quelques gouttes de lait

     

    on lui en fit  le reproche bien des années après

    la suspectant des pires actes

    tant réprimés par sa religion dépourvue d'esprit

     

    mais moitié bigote moitié rebelle

    elle avait pris l'habitude d’immerger  ce malentendu

    dans l'eau douteuse des bénitiers de son église de campagne

     

     et de continuer son combat au dessus du berceau

     

    c’était un tout petit bout de femme

    au chignon désordonné

    courant sur le pavé rugueux d'un village

    ordinairement méchant

     

    serrant ses poings sous son tablier usé

    pour dissimuler sa honte, 
    et empêcher que la colère ne caille ce lait si mal acquis

     

    elle savait

    avec son courage de guerrière

    voir au delà de l'horreur 

    voir au delà du déshonneur

     

    et je l'ai connue

    tant d'années après

    douce et sauvage

     

    avec ce regard infiniment bleu

    farouchement lucide

    qu'un souvenir funeste

    par jour d'orage

    endeuillait clandestinement

     

    ma grand mère

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • au détour d'un regard

     


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    et toi tu l'as suivi,

    sans rien dire, sans bouger

    jusqu'au bout du monde

     

     

     d'un pôle à l'autre

    tes battements d'ailes forcent les tempêtes

    quelques grains de sel

    sur tes plumes délavées

     

    tu l'as suivi

    ce temps qui ordonne ta vie

    sans que nous ne comprenions pourquoi

                        et

    tu es déjà en train de disparaître

     

    la mémoire de ceux qui oublient

    te rangera dans des livres savants

     

    d'autres célébreront tes prouesses de voilier, de marin

    souvenirs risqués d'un temps provisoire

     

     

    mais sans toi

    le temps titube

    l'espace transhume sans fin

     

     

     

     

     

     


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  • c'est mon âme qu'ils ont prise

    mon cœur traîne sur un lit défait

    et je ne dors toujours pas...

     

    dépression alternative

    les vertébrés disparaissent

    la montagne reprend ses couleurs pour l'hiver

    la forêt ses mouvements secrets....

     

    comme des notes frappées avec rage

    la pluie contre les carreaux embués...

     

    la vallée s'agite sous la brume...

     

    par delà l'agonie des étendues insoumises

    la perte de mon peuple sans étoiles, sans nuages

     

    encore une bûche dans le poêle

    et l'odeur puissante du chien trempé près du feu...

     

     

    sur le lit défait traîne mon cœur errant

    et je ne dors toujours pas

     

     

     

     


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  • Elle a 14 ans, est jeune fille d’origine Sâmi. Elève en internat, exposée au racisme des années 30 et à l’humiliation des évaluations ethniques, elle commence à rêver d’une autre vie. Pour s’émanciper et affirmer ce qu’elle souhaite devenir, elle n’a d’autres choix que rompre tous les liens avec sa famille et sa culture.

     


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  • le vin se lève...

     


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