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  • Noriko et Michiko viennent de terminer leurs études. En attendant de savoir à quoi consacrer leur vie, elles sont poussées par leurs parents vers l’art ancestral de la cérémonie du thé. Dans une petite maison traditionnelle de Yokohama, Noriko, d’abord réticente, se laisse peu à peu guider par les gestes de Madame Takeda, son exigeante professeure. Elle découvre à travers ce rituel la saveur de l’instant présent, et prend conscience du temps précieux qui s’écoule au rythme des saisons... Michiko, quant à elle, a décidé de suivre un tout autre chemin. Tatsushi Omori revient avec un film empli de sagesse et de spiritualité. L'occasion d'admirer l'actrice Kirin Kiki, égérie d'Hirokazu Kore-eda, admirable dans Les Délices de Tokyo, qui nous a quitté l'an passé.

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    dilemme du sculpteur , dilemme du geste et du  savoir faire,  j'ai beaucoup hésité, piétiné, tempêté... bref cet oiseau tardait à sortir du morceau de bois que je lui avais choisi...  Il a failli partir au feu à plusieurs reprises... et  il n'en est pas encore totalement épargné... la peinture décidera de son sort... nous devons tous deux traverser cette ultime étape...

    martin pêcheur dilemme du scupteur


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  • Marche avec les loups


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    souffle lent sur la forêt en veille

    elle fait son histoire

    avec ce qui lui reste

    ses mousses ses lichens

    ses arbres en désordre

     

    ses tableaux si soudain

     

     

    la brume se lève

    remplissant

    mes poumons de nuages

     

     

     

    tant d'oiseaux sur les mangeoires

    un traité de paix provisoire

    au destin imprévu

     

     

     

    le chien nordique dans sa fourrure d'hiver

    sans hiver

    et son regard noir sur tout ce blanc

    sans neige

     

     

     

    si loin des villes

    des bruits inutiles

    des agitations perdues

     

    tournant le dos aux hommes

    je deviens forêt au milieu des montagnes

     

     

     


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    il y a des mots, des verbes des compléments qui peinent à trouver un sens, une voie, un chemin... ils se rassemblent en vrac dans la tête, ils se bousculent sans ardeur dans un paysage sans perspective.

    la simplicité se replie sur son insaisissable résistance à la fatuité sans jamais jamais abdiquer

     

    histoire de saisons, de temps de sédentarité,  la yourte n'a pas résisté à la sécheresse. La toile s'est fragilisée, grillée par des étés sans pitié, doublés de pluies d'automne totalement indomptées. Elle s'est laissée tout bonnement dépérir.

     

     

    cœur lourd

    du tonoo au dernier pan de feutre

    la yourte rend à la terre son espace

     

     une toute petite caravane abrite mes nuits

    j'entends toujours les chouettes et les renards...

     

    la pluie aussi

     

    et les tempêtes distraient  mes insomnies

     

    rien n'a vraiment changé

     

    chaque jour

    je reprends mon travail d'hiver

    la tête toujours trop pleine

     

    de ces regards sombres qui nous condamnent à notre ignorance

    de ces humains aux mains tendues

    engloutis par la vanité des peuples arrogants

     

    trop pleine des yeux noirs de cet homme assis dans la rue, toujours à la même place, silencieux, modeste, digne. Son élégance vient de cette usure que seule la rue peaufine avec tant d'insolence.

    Je lui donnais une petite cinquantaine d'années, mais il m'a dit qu'il fêtait tout juste ses trente trois ans... dont au moins dix sur le trottoir, assis dans l'absence et la survie.

    Je le vois très rarement

    je vais si peu en ville

    et celle qu'il occupe est loin de chez moi

     

    je le rencontre pourtant depuis dix ans

    lui parle

    lui donne ce que je peux

    mon presque rien

    mon regard

    mes pensées

    mon sourire

    mais rien dans ses prunelles ne bouge

    rien dans son sourire ne prend réalité

    assigné à résidence dans ce froid d'hiver qui ressemble à rien

    il a oublié pourquoi il était là...

     

     

     

     

     

     

     

     


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     quelques couleurs d'automne

     

     par dessus les reliefs

    souverains dissidents

     

     

     

    fanées

    les feuilles rendent à la terre

    sa noblesse énigmatique

     

     

    lettre sans mots

    pour un cœur immobile

     

     

    la crise passe en mode indéterminé

     

     

    pour un départ sans passé

    pour un retour sans avenir

     

    l'éternité est un cauchemar

    en amont et en aval

    d'un fleuve

    en désordre

     

     

     thé essoré

    dans le compost

    le divin s'empare du tas

     

     

    macha macha

    au fond de la tasse

    sans cérémonie

     

    ton ombre rejoint la nuit

     la lune

    et mes insomnies

     

     

     

     

     

     


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     de troïl

    le temps respire

    sans peine

    dans les sillons de mon jardin


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  • Pour Sama de Waad al-Kateab

                    POUR SAMA

     
    Waad al-Kateab est une jeune femme syrienne qui vit à Alep lorsque la guerre éclate en 2011. Sous les bombardements, la vie continue. Elle filme au quotidien les pertes, les espoirs et la solidarité du peuple d’Alep. Waad et son mari médecin sont déchirés entre partir et protéger leur fille Sama ou résister pour la liberté de leur pays. Tout le monde est unanime : le film est bouleversant ! Le choc tient à des images d’une extrême tension, cette jeune femme Waad al-Keteab a eu ce besoin si fort de documenter ce qu’elle voyait dans son pays, dans sa ville, sous son toit. Entre les bombes et les cris de son bébé, le contraste pince directement le coeur. OEil d’Or à Cannes, prix qui récompense le meilleur documentaire toute compétition confondue, le film apporte des éclairages d’une rare intensité et préciosité sur la situation en Syrie depuis 2011. Le monde doit savoir, et Waad al-Kateab n’a pas froid aux yeux quand il s’agit de filmer ce qui l’entoure, mêmes les coups d’éclats les plus violents de la guerre doivent être filmés. Le témoignage d’une mère à son enfant, dans un des conflits les plus sanglant de notre époque. Pas de doute ces images appartiennent déjà à l’Histoire.
     
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  • au fond qu'ai je à espérer de cette part de monde vissée à son ignorance comme une huître à son rocher...

    la planète se consume  dans nos cerveaux et nous sommes en exil de nous mêmes

    à la dérive

    au fond d'un caniveau qui porte à la mer les résidus d'un monde en déliquescence

     

    le sommeil me surprend au bout de la nuit

    à l'heure où Sud Sud Est Orion lève son arc vers Aldébaran

    les chouettes se taisent 

    mais depuis que l'Univers existe

    il ne se passe presque rien

    rien..

    et dans ce rien rempli de millénaires

    Orion solennel dans  son éternité ne décochera jamais sa flèche

     

     

    le temps se soustrait à sa propre contrainte

     

    à chaque contraction de la terre

    l'espace se dilate dans mon ventre insoumis

    alors que ce rien millénaire

    palpite sans sursis

    dans chaque sillon de mon jardin

     

     

     

     

     

     


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    où sont ces larmes amères capables d'éteindre la folie de ce monde

    le feu brûle les derniers poumons  de notre terre...

     

    comme un souffle délétère

    qui

    se dilate autour de nous

     

    une à une

     

    les forêts s'embrasent de colère

    les mers débordent de chagrin

    les terres se craquellent de confusion

    les jardins épuisent leurs dernières ressources.

    La planète perd ses forces

     

    divagation toxique

     

    les portes de l'enfer et du paradis se sont bloquées

    et celles du purgatoire claquent au vent

     

    vertige

    la Terre  frissonne 

    du vertige des hommes

     

     

    la chaleur a tout brûlé

     

    la forêt retient

    ses larmes

     

    mais pas son cri

     

     

     

     


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    Une dissolution des sens, des perceptions, des pensées. Un cœur blessé, un esprit en transit... Je n'en ai aucune idée, mais quelque chose entrave la volonté de communiquer avec les dieux

    et rejette mes habitudes loin de mon quotidien

    nul envie de savoir... de contrôler, de gérer

    juste laisser faire en me rappelant que je  ne suis que de passage

    et  le rêve s'obstine à se perdre dans des forêts de plus en plus denses

    clair-obscur difficilement partagé

    les places sont chères les enjeux sans condition

    nul envie d'en sortir

    laisser faire encore 

    la forêt ne prend que ce dont elle a besoin.

     

     

     

     

     


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