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    tranquillement

    le temps efface

    mille et une choses


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    Sur cette terre où poussent entremêlés de fougères et de ronces impérieuses, quelques jeunes arbres rompus à la rudesse des saisons, la montagne perd sa patience et tire ses dernières limites bien au delà de ses illusions communes.

     

    ici, dans ces vallées étroites, ces reliefs abrupts, au  soleil assassin et aux pluies meurtrières naissent et meurent sans alternative toutes les déterminations rebelles d'un peuple que je souhaite éternellement désobéissant.

     

    à travers l'histoire de ses versants, de ses restanques abandonnées, de ses ruisseaux intimes, on peut, les jours de grand silence entendre la complainte des révoltés...

    le vol étouffé de la hulotte

    la balade décidée du hérisson

     

    est-ce le relief qui a forgé ce peuple fier et austère ?

    ou

    est-ce ce peuple qui a sculpté, à force de résistance, ces pentes capricieuses, où se remonte sans compter, chaque pierre ramassée ?

     

    il y a si longtemps déjà,  mes pas se sont arrêtés là, un jour d'hiver, sur ces montagnes sauvages

     

    et toujours ce besoin primitif de rêver un autre monde....

     

     

    certains cauchemars pourtant hantent la vallée

     

    du Larzac aux Cévennes 

    il ne suffisait que d'une manœuvre étatique et militaire

    pour qu'entre pins et châtaigniers

    se pressente

    une odeur toute nouvelle de guerre et de poudre à canon

     

     

     

    vêtus de leurs uniformes d'ayant droit à tout...

    assignés à l'absurde

    képis blancs et  grenades à sept flammes

    se sont installés sur cette terre dissidente

     

    violant de par leur présence une vallée et son histoire toute entière

     

    privant d'un futur certain

    un jardinier-paysan-éléveur-rêveur

    devenu sans avenir

     

    transformant lentement

    les pierres polies par les rêves et les nuages

    d'une vieille ferme cévenole

    en bastion d'hostilité..

     

    la rivière s'assèche sans attendre

    la vase s'installe  dans nos têtes nos cœurs  nos poumons

    les poissons meurent sans prière

     

    le monde de la forêt s'éclipse dans la fournaise

     

    et le vent chargé de malaise dans un dernier espoir

    rappelle sur son passage

    qu'un peuple qui désobéit est un peuple qui réfléchit

     

     

     

     


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    ne plus rien dire, retenir son eau comme on retient son désespoir.

    les arbres se retirent en silence dans l'ombre de plus en plus impossible de leurs voisins.

    la chaleur torpille toute résolution de lutte.

    Pour eux pour nous, pour cette terre qui saigne notre nocuité, notre lourdeur au changement, pour ma fatigue qui ne me lâche plus, je blêmis de colère.

     

    depuis des mois

    le soleil

    dans ce coin de montagne

    s'acharne sur tout ce qui respire.

     

    l'air est brûlant, la poussière se glisse dans mes soupirs

    la forêt se contracte dans ses dernières réserves.

    chaque matin le constat se fait de plus en plus sévère. Les houppiers condamnent leur volonté de pousser dans la fadeur des flétrissements.

    alors que de jeunes arbres meurent au pied de ces guerriers, d'autres tentent un dernier affront contre cet été intraitable.

    ils seront les seuls à prétendre gagner cette place qu'un monde négligeant leur usurpe.

     

    pousses de l'année

    les seuls plans de sauvetage

    tiennent dans un arrosoir

     

     

     

     

    j'aimerais tellement 

    rire

    jusqu'au vertige

    de cette folle envie de vivre

    à l'ombre d'un géant

     

     

     


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  • Cette année j'ai le grand plaisir d'exposer mon travail au festival nature Festiwild  au monastère de Sainte Croix situé aux portes du Vercors, tout près de Die, dans la Drôme du 23 au 25 septembre 2022.

    https://festiwild.org/

     

     

     


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  • Dans l’immensité des hauts plateaux boliviens, Virginio et Sisa veillent sur leur troupeau de lamas. Jusqu’ici, rien n’a pu les détourner de cette vie âpre, héritée des traditions : ni leur âge avancé, ni le départ des habitants de la région, chassés par la sécheresse. Aussi accueillent-ils avec méfiance la visite de Clever, leur petit-fils de 19 ans, venu les convaincre de s’installer en ville avec le reste de la famille. Réticent à l’idée de quitter sa terre, Virginio se montre inflexible. A tel point que le jour où il tombe gravement malade, il décide de le cacher à Sisa et Clever…

     


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  • 1877  abolition de la peine de mort

    1948   Supression de l'armée

    Un film de Jean-Pierre DUVAL et Caroline BRETONÉcrit par Ernst Zürcher et Franco Gamarra. Musique de Guadalupe Urbina


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  • Emma Haziza est hydrologue, spécialiste de la résilience des territoires face aux risques climatiques extrêmes. Fondatrice de Mayane, centre de recherches appliquées dédié à l'adaptation climatique.

    https://mayane.eu/

     


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  • Birds of America raconte une contre histoire politique des États-Unis à travers les oiseaux disparus de l’oeuvre du peintre naturaliste français et père de l’écologie américaine, John-James Audubon. Au début du XIXe siècle, le peintre français, parcourt la Louisiane pour peindre tous les oiseaux du Nouveau Continent. La découverte des grands espaces sauvages encourage l’utopie d’une jeune nation qui se projette dans un monde d’une beauté inouïe. Depuis, le rêve américain s’est abîmé et l’oeuvre d’Audubon forme une archive du ciel d’avant l’ère industrielle. Véritable voyage au coeur de la Louisiane, le long du Mississippi, le spectateur oscille entre ses peintures, les témoignages des peuples indiens et le paysage actuel. Et découvre une autre histoire du mythe national. Sans jamais rentrer dans le jeu de la culpabilisation, le lien se tisse entre disparition animale et humaine. Un travail de mémoire magnifique, à la fois poétique et nécessaire.

    diagonal

     

     


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    grand gravelot

    grand gravelot

    grand gravelot


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    d'ombre et de lumière ...

    marchande de mythe et de chimère

    aux  coups de pinceaux préoccupés

     

    ciel sombre sur fond gris

    Noir

    peut-être

    pour un avenir dissident

     

    et cet horizon perplexe

    qui

    conteste ce qu'on lui impose

     

    cherche une ordonnance

    une esquisse

    pour une estampe égarée

     

    le monde s'efface

    rien ne bouge

     

    la montagne s'incline

    davantage

    ce soir

     

    fatiguée

     

    laissant les fleurs des cerisiers

    divaguées

    vers un été mutilé

     

    bourdonnent encore

    d'une détermination bornée

    les trois ruches insoumises

     

    de la montagne rebelle

    je me répare

    sans promesse

     

    pour un autre combat

     

     

     

     

     


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  • un peu plus loin, mais pas finie

     


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  • posté devant l'éternité

    son allure de moine reclus


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