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    Les blaireaux sont victimes d'une chasse cruelle, incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles. Demandez l'interdiction du déterrage ! Signez la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/... Le déterrage, également appelé "vènerie sous terre", consiste à lâcher des chiens pour acculer les blaireaux dans leur terrier, puis les en extirper et les abattre. Avec brutalité, avec acharnement, contre toute logique scientifique mais avec l'appui des autorités, les blaireaux sont massacrés en France dès la mi-mai, alors qu'ils sont protégés dans la plupart des pays européens. Aidez-nous à mettre fin à cette barbarie :

    Plus d'infos : https://www.aspas-nature.org/campagne...


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  • nuit de pluie

    le jour hisse encore ses voiles

    trempées

     

     

     


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  • Il circule dans l'air un frisson d'ailes et de feuilles que le gris du ciel  invite à suspendre. Ailleurs, de minuscules petits pas, piétinent le monde  sous les feuilles en vrac du dernier automne. Au vieux monde renaît un autre monde, plus vieux, plus usé, plus ruiné. C'est la loi du marché, la mutation des hommes requins, la mort du léviathan. Le tribu promet d'être lourd. Qu'importe le poids, pour les derniers indiens l'agonie frise le soulagement.

    Le jour s'étire nerveusement vers la nuit, laissant au clair de lune, le soin de dissimuler l'imperfection humaine. Vingt quatre heures, par vingt quatre heures et pas une de plus pour rattraper les erreurs, le monde se rétrécie dans son ignorance. Cette  gangrène pandémique  ronge les esprits et les corps jusqu'au spectre des cimetières. 

    Je regarde les étoiles, sans larmes sans sourire, un peu de poussière voile la pureté de la nuit...

    Une araignée se balance entre Jupiter et Spica. L'Univers s'enveloppe ce soir d'un fil de soie pour une nuit sans  fête où je reste seule devant cet exploit...

     

    le silence

    même au bout de la nuit

    n'existe pas

     

     

     

     


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  • Il arrive parfois qu'au delà des rêves, naissent des instants  consacrés. Ces micro événements, semblent ponctionner dans nos mémoires tout ce dont ils ont besoin pour nous désorienter. On oublie ce qu'on est et qui on est. On change de genre et d'espèce, on change de doute et d'attente, on perd le sens circulatoire de nos pensées. On devient arbre, montagne, forêt, océan, rivière. On vole, rampe, nage, mord, pique. On meurt et on renaît. L'enfer devient un paradis et le paradis, un décor de cinéma. On ne sait pas si le réveil sera salutaire ou toxique, alors on ergote sur les conditions de passage...

    Chaque jour je contemple les herbes pousser, j'entends les fleurs s'ouvrir, les arbres grandir... Chaque jour, je me dis qu'il n'y a rien de plus beau que l'état sauvage des choses, il n'y a rien de plus puissant que cette volonté de vivre et de survivre qui préoccupe toutes espèces confondues à l'heure du désastre...  J'attends sans bruit, que la nuit prenne le relève de cette tâche ultime qui consiste à récupérer  nos fragments de  souffle entre les étoiles. Chaque nuit je regarde l'Univers à travers le tonoo de la yourte en prenant conscience que notre monde ne résistera plus longtemps aux tourments qui le harcèlent, mais qu'à l'échelle de l'Univers, cela n'a finalement aucune importance ...

     

    le jardin s'ouvre cette nuit

     comme chaque nuit

    à la nuit ....

     

     


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    à la lumière éveillée

    un instant de divinité

     

     

    échasses blanches


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  • ce soir j'adopte les mirages du vent

    contemplant la première étoile levée, je souffle les pousses de sapin gelées, quelques centimètres  de neige  dans le fossé.

    le vent falsifie toutes les questions... troquant sans conviction toutes réponses illusoires

    je perds le Nord

    et mes pas s'affaiblissent sur le chemin sans voie.

    aux poussières de la terre j'offre mes plus belles folies

    aux eaux des rivières j'abandonne mes illusions dépouillées

    aux vents et aux saisons mon âme trop farouche

    il ne me reste plus pour vivre, que ce battement de cœur obstinément chronique

    et la constance intraitable du temps

    ce soir le vent possède la force des titans sans tyrannie...

    il efface le chagrin des couleurs

    et alloue à la lumière éveillée un instant de divinité 

     

     

     


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    vent glacé

    au bord de l'étang

    où nul chemin n'accède

     

    sanderling


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  • faut-il attendre

    le printemps

    dans une tasse de thé ?


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  • pic épeiche


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