• je crache sur vos urnes criminelles et corrompues

    je crache sur vos lois compressées dans vos cerveaux "oligarchiques"

    sur votre mode de penser stérile

    je crache sur votre économie esclavagiste

    je crache encore sur ce que vous êtes de plus infectes

    je tourne le dos à votre formatage organisé

    à vos écoles meurtrières, à vos cerveaux délétères

    je vous désobéirai jusqu'à en perdre le peu qu'il me reste

    pour vous traquer  jour et nuit jusque dans vos retranchements les plus secrets

    je ne vous hais pas

    vous n'êtes  pas digne d'une telle émotion

    c'est de mépris que je vous harcèle

    comme seul linceul, comme seul enterrement ....

    crevez, misère, de ce que vous générez avec l'arrogance des médiocres...

    vous êtes même en dessous de cela

    je cracherai dans vos urnes... et vous contaminerai de ma désobéissance civile et volontaire à vous rendre malade pour l'éternité

    crevez ... mais crevez donc... et surtout crevez...vite...

     


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  •  Cela se passe tout près de chez moi. C'est une très vieille histoire qui date de l'époque de la construction d'un barrage qui n'aura pas lieu... Tout est raconté là : http://www.passerelleco.info/rubrique.php?id_rubrique=40

    et la suite est en dessous, voilà le courrier qu'ils ont reçu:

    Le 3 janvier 2017.
    À la Borie, nous recevons une lettre du maire. Des vœux de bonne année ? Que nenni, une assignation en justice dont le mot d'ordre est : expulsion des biens et des corps
    Petit inventaire rapide :
    9 chats, 7 chiens, 2 ânes, 2 chevaux, quelques millions d'abeilles, une chèvre, 41 humains dont 10 enfants, plus de 500 ami-es solidaires et occupant-es intermittent-es,plusieurs milliers de livres, des savoirs-faire, des pratiques et des secrets, des centaines de plantes sous forme de tisanes, d'onguents, de teintures-mères, une bonne quinzaine de poêles à bois, autant d'habitats mobiles ou éphémères, une yourte et sa cuisine
    attenante, 3 ateliers, des ciseaux, des couteaux, des marteaux, des haches, des balais, un chaudron, une boule de cristal, 4 tronçonneuses, 2 mielleries, une boulangerie, une sorcellerie, 2 serres, des arbres fruitiers et des arbres à grimper, des champs de légumes, des prairies de plantes sauvages, des aromatiques et des fleurs cultivées, des graines semées, des centaines de piquets plantés, des souvenirs, une machine à coudre, à café, à laver, à bois, à écrire, un tour à poterie, un pressoir à pommes, un piano à queue, un accordéon à boutons, une clarinette, une batterie, quelques guitares, plusieurs percussions, un didgeridoo, un xylophone, 2 ukulélés, un saxophone, une licorne à bascule, un ogre dans l'escalier, une caisse de kapla, des crayons, des feuilles et des pots de peinture, des galets, des murs en pierres, des plages et des rochers à escalader, deux toboggans, une balançoire, 2 roulottes, 3 trottinettes, un ballon, une draisienne, des vélos, 15 bagnoles, 7 camions, 3 téléphones, des bocaux de confitures, des pots de miel, des conserves de fruits, d'autres de légumes, des bouteilles de jus de
    pomme, de cidre, d'hydromel, de vin de plantes, des gardes-manger, des patates par milliers, des kilos de farine, un certain nombre de cendriers, de monstres dans les bois, de lampes frontales, de génies de la rivière, d'attrape-rêves, de théières et de plats à tajine, des cartes, un scrabble, des échecs, une hutte de sudation, un nid de marsupilami, des boîtes à lettres, à clous, à bijoux, à joujoux, à genoux, à hiboux, des carnavals, des bals, des festivals, des idéaux, bref : la Borie.
    Alors plus que jamais, nous souhaitons la bienvenue : à l'impromptu, à l'inopinée, aux cabanes dans la forêt, à la bricole, à la débrouille, aux poseurs de tentes et autres coinceurs de bulle, aux voyageurs de l'espace-temps, aux marmots de tout poils, aux frangines féministes, aux pirates du monde moderne, aux flibustières du rafiot domestique, aux rebrousse-poils des coupes à blanc, aux insolvables, aux insolubles, aux crottés et autres indécrottables, aux crapules de l'école des bois, aux éjectés de la croissance, aux déracinés des grandes cultures, aux échappées belles, aux apatrides et sans frontières, aux agités de la cervelle, aux vagabondages et bavardages, à la joie et à la colère, aux cueilleuses de remèdes, aux coureuses de jupon, aux fantaisistes, aux intrépides, au saccage de toute docilité, à l'insolence, aux rêveuses, aux lucides, à la musique ou au tapage, aux irréductibles, aux incurables.

    Nous sommes une multitude.

    Nos moyens sont infinis.

    Nous continuerons de vivre sur ces terres, sous ces toits. Aucun verdict ne remettra en cause la légitimité de nos existences.
    Nos biens et nos corps sont inexpulsables
    puisqu'ils font partie intégrante de l'histoire et de ces lieux.
    la Borie est commune...

    et le restera.


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  • Exilées, mortes, disparues, j'ignore ce qui leur est arrivé. Toutes les abeilles du rucher on déserté leur lieu de vie.  Pour un apiculteur, même en herbe, c'est la chose la plus difficile qui puisse lui arriver. Voilà plus d'une semaine que j'ai eu à faire ce constat démoralisant sur tout le rucher. Ouvrir une ruche pleine de miel, vide de ses occupantes, ne peut laisser indifférent, même le plus néophyte des néophytes en apiculture. En ce qui me concerne cela m'a juste plongée dans un désarroi sans limite. Voilà  plus de  cinq années que ces demoiselles butinaient, sur ces terres de montagne austère. Présentes chaque printemps, avec leur bourdonnement vibrant de vie et d'espoir elles s'appliquaient à redonner méthodiquement cette énergie nécessaire à tout ce paysage en reconstruction qu'est le relief cévenol appauvri depuis trop d'années à la monoculture de châtaigniers... J'avais pris la relève de celui qui s'en occupait préalablement et avais appris patiemment toutes les règles de vie et de soin indispensables à parfaire leur existence...  J’allais les saluer tous les jours et tous les jours, je surveillais leur comportement. Je les conduisais en Warré, ruches parfaitement écologiques, sans traitement, où l'essentiel de cette conduite consiste à toujours privilégier les abeilles. Le lieu où elles ont grandi, est loin de toute pollution de tout pesticide ou insecticide, ces poisons étant totalement proscrits ici, jusqu'au moindre savon, shampoing ou lessive utilisés qui doivent être obligatoirement écologiques, théoriquement donc  aucun néonicotinoïde présent dans le secteur. Le mystère de leur disparition reste pour l'instant total, mais l'enquête personnelle est en route

    Il va me falloir reconstituer tout le rucher ce qui représente un sacré budget, je vous demanderai donc de l'aide, car j'en ai besoin... Pour cela j'ai tiré  de mes aquarelles des cartes postales en format carré  15 sur 15 cm, dont le travail de tirage grâce à un imprimeur de très grand talent est vraiment parfait.

    la carte postale coûte 4 euros avec l'enveloppe correspondante, et les aquarelles reproduites dans ce format sont les suivantes, l'épervier,  la grenouille, le coq de bruyère, le courlis cendré, la chouette d’Athéna, les fleurs de cerisier avec une abeille, l'alcyon pie, le héron cendré, le butor étoilé, les lucanes, la mouette des brumes, le jaseur boréal, les demoiselles (libellules), la libellule rouge, la paruline jaune, le combattant varié,la  mouette rieuse, le pic à dos blanc, le tichodrome échelette, la pie grièche à tête rousse, le renne, et la rosalie des alpes. Si cela vous intéresse, toutes ces aquarelles sont sur le blog. Pour plus d'info contactez moi à mon adresse mail: kamtchak@gmail.com.

    Je vous remercie d'avance, pour le soutient que vous m'apporterez dans la reconstitution d'un nouveau rucher. Les nouvelles venues déjà réservées dans un élevage écologique arriveront au courant du mois de juin. Nous en avons tous besoin, elles apportent tout ce dont les jardins les vergers, les forêts, les près cherchent pour bâtir leur existence. Je souhaite retrouver avec elles ce prodigieux plaisir qu'elles offrent inlassablement à tout ceux qui les guident pour les conduire avec passion vers des lendemains moins incertains.

     

    anna


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  • Ce diaporama sonore, réalisé par Marion Potoczny, a reçu samedi 17 décembre, le prix 2016 du meilleur sujet décerné par Diapéro, “Polka magazine” et Mediapart


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  • On ne me voit plus, on ne m'entend plus... Je suis au fond du couloir, là où l'ombre provoque la lumière sans lui chercher querelle. Être  en dessous et au dessus de ce qui ne bouge plus, ne plus être condamnée à suivre le mouvement insensé du temps. Dans une poche de ma robe, une feuille de route sans chemin, sans géographie,  et dans l'autre,  un vide prémonitoire qui ébranle chaque conviction.

    Nulle part où aller, mon destin a perdu les traces des femmes pliées par le temps. Je les cherche pourtant, dans les vallées et les montagnes, dans ma mémoire et celles de ceux qui ont cru s'en souvenir... Ces femmes sans écriture, rigolaient, pleuraient au moindre changement de temps. Leurs sourires édentés avalaient les mots sans intérêt, laissant leurs regards vifs et pertinents baliser l'audace de leurs pensées...

    Le jour, le mois, l'année, le siècle où le monde s'est enfermé dans un despotisme nocif, leurs tabliers tachés par l'effort et toutes les plantes sauvages qu'elles y recueillaient tombèrent à terre les exposant sans ménagement à la suffisance crue et nue des temps modernes... Ces femmes aux visages usés gardaient en elles une beauté éternellement inaccessible. Les foulards ternis par le soleil, bordaient de fleurs fanées leurs cheveux sénescents. Égarées dans ce siècle qui ne leur laissait aucune place, elles sont parties les unes après les autres, insoumises, les mains vides, le cœur troublé.

    Le poète perplexe en est resté muet. Perdant leur trace dans les venelles sombres des villages aux ravalements obscènes, il cherche encore dans les moindres recoins oubliés, un peu de leur odeur, un peu de leur lait, un peu de leur tendresse... A grande vitesse, les années s'éloignent  de ces femmes au courage inébranlable. Le craquement de leurs os, le silence de leurs angoisses, leurs rires, leurs cris, leurs pleurs et leurs colères expropriés des champs et des maisons excitent encore les mémoires. Dissidentes confirmées, rebelles en chiffons, résistantes en tabliers et  dentelles, elles nous ont quitté au tournant de ce siècle, emportant avec elles cette qualité de mémoire qui en faisait des narratrices infatigables, des conteuses aux accents de terroirs tout juste compréhensibles, des guerrières en sabots. Elles sont parties  en "outre monde"  où leurs histoires s'entrechoquent sur le bout de leur langues, roulent au fond de leurs gorges sans voix, imprègnent l'air de chants sans paroles.


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    Oeuvre peinte par l'artiste Goin http://www.goinart.net/gallery/outside/ le 24 juin 2016 à Grenoble.

     


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     Le chant des arbres,  sans vertige avance au dessus du vide menaçant

    Le chant des arbres, raconte les migrations de l'oiseau désorienté, les errances du ver de terre délogé, les égarements du scolyte maudit. Le chant des arbres, circule dans nos corps muets, forçant le passage de nos cœurs fatigués, en mémoire de son existence. Le chant des arbres, des profondeurs,  dilate la nuit en litanies étouffées, là où les silences règnent avec grandeur. Le chant des arbres, alterne le paysage d'ombre et de lumière avec justesse et légitime ses vibrations pour les vivants devenus transparents. Le chant des arbres, de mépris en ignorance, disparaît sous l’asphalte, le béton des tyrans, portant dans ce mutisme transitoire aucune condamnation à ce complot, juste un silence bouleversant.

     

     

     

     

     

     

     


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  • je suis Debout nuit et jour Debout, dans mes joies, mes tristesses, en silence et en résistance. Debout dans ma tête, dans mes pieds... Debout, courbée dans mon jardin, Debout dans mon sommeil...  Debout,  le front haut, je désobéis aux pouvoirs et j'obéis aux lois du vent. Verticale, face aux jours qui s'écoulent, j'écoute  l'immense désordre des fleurs, des arbres et de toute la faune qui m'entourent, chercher un équilibre précaire pour  un instant de sérénité.

    Face à la vallée et aux montagnes couchées, je me sens vieillir avec l'apaisement et la résistance des anciens.

     

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    Men say they know many things     L'homme prétend savoir maintes choses

    But lo ! they have taken wings...     Mais ces choses ont pris leur essor...

    The arts and sciences,                      Arts et sciences,

    And a thousand appliances;             Et mille inventions;

    The wind that blows                          Le vent qui souffle,

    is all that any body knows.               C'est tout ce que nous savons.

     

    Walden or life in the woods de Henry David THOREAU

    Walden ou la vie dans les bois de Henry David THOREAU


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  • Une fois de plus la publicité impose son diktat sur les blogs sans l'accord de ceux qui les utilisent. Cette contrainte nous est imposée sans condition.

    En ce qui concerne "haïku nomade", je ne peux que vous inviter à utiliser adblock et le télécharger là, https://adblockplus.org/fr/, pour vous protéger de ces désagréments publicitaires vraiment inopportuns.

    Dès que j'aurai un peu plus de temps, entre les observations d'oiseaux, les jardins,  le passionnant rucher qui bourdonne et s'épanouit avec plaisir autour de la maison et de la yourte, les aquarelles à penser et à réaliser, etc etc etc... Je prendrai le temps de développer un site web et non plus un blog, pour pouvoir mieux gérer ces importunités qui ne me laissent pas libre de mes choix et vous inviter par la même à passer dans mon univers avec plus de confort.

    Je vous demanderai donc de m'excuser de ne pouvoir m'occuper de cela plus vite et plus tôt, mais me chargerai de ce travail dès que possible... En attendant ce changement, je continuerai à partager ici, et avec vous ces petits moments de vie rassemblés sur ces pages.

     

    Merci pour votre présence et pour l'intérêt que vous portez à ces quelques pages d'écriture.

    anna


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  • du pire au meilleur... nous pouvons tant, sans le savoir, sans le comprendre.

    Fragile, la beauté oscille entre les éléments et nous ramène invariablement à la vie...

    Utiliser les quatre éléments fondamentaux pour transcrire la catastrophe de Fukushima, quatre éléments pour penser l'impensable, quatre éléments, pour passer de la subordination à l'inconstance, de l'effondrement à la reconstruction et aussi, pour nous rappeler que l'homme n'est rien face au déchaînement naturel. Voilà l'idée que deux danseuses et une plasticienne conjuguent au mode intemporel pour une émotion profonde et soutenue. La sensibilité de chacune se développe  dans des mouvements portés que des costumes grandioses devinent plus qu'ils n'affirment. Leurs émotions et leurs arts expriment cette fragilité impermanente, cette énergie éclatante que seuls l'homme et  la nature manifestent dans un éternel accomplissement.

     

    Idée originale et costumes: Marie Pourchot

     

    Chorégraphie et interprétation : Paula Carmona, Anaïta Pourchot

     

     


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  • 4-15 mai 2016 : une vague mondiale d’actions de masse ciblera les projets fossiles les plus dangereux de la planète afin d’arrêter l’extraction du charbon, du pétrole et du gaz et d’accélérer une transition juste vers une énergie 100 % renouvelable.

    Partout sur la planète, des citoyens montrent leur courage en osant affronter les pollueurs là où ils sont les plus puissants, des corridors du pouvoir jusque dans les puits et les mines.

     

     


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  • État Pacifique est une chanson écrite et interprétée par Rohan Houssein, rappeur français d'origine syrienne sur une composition originale de Benoit Tesniere. Les fonds générés par les téléchargements seront reversés aux White Helmets en Syrie, à SOS Méditerranée et l'association Beyond présente dans les camps de réfugiés au Liban.

     

    Mediapart

     


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  • lorsque le battement de cœur de Michael Grab s'accorde avec le mouvement des étoiles, l'harmonie devient parfaite, l'ultime équilibre est atteint....

     


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  • Cette œuvre intitulée "DISPARITION" est de l'artiste yéménite Bouchra Almutawakel.

    Souhaitons que cette artiste ne disparaisse pas à son tour

     

     

    disparition


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