• https://blogs.mediapart.fr/vingtras/blog/130821/desobeissance-civile

     

    de Raoul Vaneigem, écrit le 8 août 2021

    "La violence de la vie n'a rien en commun avec la violence dont la mort se revêt. La vie n'a cure de répondre à la barbarie qui l'opprime.

    Vivre humainement est une expérience à la fois intemporelle et, historiquement parlant, radicalement nouvelle. S'y attacher et la poursuivre suffit pour que toute velléité d'entraver sa liberté se heurte à une fin de non-recevoir. Ainsi sommes-nous fondés à passer outre à tout décret liberticide.

    La désobéissance civile est une des émanations poétiques de cette fin de non-recevoir. Elle ne tolère aucune forme de prédation, aucune forme de pouvoir. Elle est le non-agir qui s'affirme en rayonnant, elle est la pulsion vitale qui va devant soi et, maillon après maillon, brise, comme par inadvertance, la totalité de ses chaînes.

    La guerre civile est un jeu de mort où toutes et tous s'affrontent, la désobéissance civile est le jeu de la vie solidaire où les passions se vivent en s'accordant.

    A chaque instant se poser la question : à qui cela profite-t-il ?

    La stratégie de la confusion est l'apanage des gouvernements et des puissances financières mondiales. L'art de la communication sert à discréditer les révoltes de la liberté offensée. Le mouvement des Gilets jaunes a été de la sorte assimilé à un populisme où grenouillaient fascistes, antisémites, homophobes, misogynes et fous furieux. Ces grotesques calomnies n'ont guère eu besoin d'être dénoncées. Elles ont été balayées avec une manière de désinvolture sidérante par la tranquille détermination des manifestants d'accorder aux aspirations humaine une priorité absolue. Chose étonnante, l'opposition de gauche, voire gauchiste et libertaire, avait fait montre à l'endroit des Gilets jaunes d'une réticence méprisante, assez proche de l'arrogance oligarchique. Quand les bureaucrates politiques et syndicaux s'avisèrent de leur bévue et ambitionnèrent de rejoindre le mouvement des ronds points, ils se trouvèrent mis à l'écart par la ferme et salutaire résolution de ne tolérer ni chefs ni guides autoproclamés.

    L'épidémie est venue à point pour rendre au Pouvoir vacillant un peu de son autorité répressive.

    Certes, le coronavirus et ses mutations constantes représentent un danger incontestable. Mais là où des mesures favorables à la santé eussent permis d'en atténuer l'impact, on a assisté à une gestion catastrophique du chaos. La gabegie hospitalière, les mensonges en cascades, les marches et contre-marches, la prévarication des milieux scientifiques ont aggravé le péril. Plus toxique encore a été et reste la panique orchestrée par les médias, serpillières des intérêts privés. La partie était belle pour les grands laboratoires pharmaceutiques dont les actionnaires s'enrichissent chaque fois que les citoyens-cobayes paient le renouvellement des vaccins.

    Trois ans de gilets ensoleillés en toutes saisons ont affermi la résistance à une barbarie, qui ne les a pas épargnés. Il y a là de quoi inquiéter et irriter les fantoches étatiques, les derniers politicards, les marchands de pesticides à tous vents.

    La brutalité ne suffisant pas, la vieille pratique du bouc-émissaire a pris le relais. Experte en la matière, l'extrême-droite a choisi de mâchouiller les migrants de sa dent unique et branlante. Avec les Gilets jaunes et leurs émules, les gestionnaires de la corruption nationale et mondialiste font face à un projet d'une autre envergure et d'une autre substance.

    En 2018, le gouvernement français s'était ridiculisé en traitant le peuple des ronds-points de péquenauds incultes et irresponsables. Que la vogue du coronavirus lui livre l'occasion de reprendre l'offensive avec plus de pertinence n'a rien d'étonnant."

    à suivre.


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  • ÉDITO SOS MEDITERRANEE
     

    Une mer de honte. Loin des radars, le drame évitable des naufrages en Méditerranée se poursuit et nous en sommes les premiers témoins.

    Témoins du drame, lorsque nos équipes à bord de l’Ocean Viking, sillonnant désespérément la mer à la recherche de survivants, découvrent le 22 avril les restes d’une embarcation retournée et une douzaine de corps.

    Témoins de la non-assistance des États, lorsque malgré les appels de détresse répétés de cette embarcation dès le 21 avril, aucun centre de coordination des secours maritimes n'a assumé sa responsabilité, aucune opération de recherche n’a été lancée par les marines nationales.

    Témoins du silence mortel enfin. Pour ces 130 personnes disparues, point d’éditions spéciales, point de discours des dirigeant.e.s politiques, seule une homélie du pape qualifiant cette énième tragédie de « moment de la honte » et quelques communiqués.


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  • Violences policières à Calais, ce que le gouvernement ne montre pas


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  • Face à l’indignité des politiques migratoires européennes, il ne reste plus que les citoyens pour se dresser, défier les autorités et braver les lois.

    Depuis plus de quinze jours, 42 naufragés dépérissent à quelques encablures des côtes italiennes dans l’indifférence des dirigeants de l’Union européenne, occupés, pour certains d’entre eux, à faire la cour à Donald Trump au sommet du G20 à Osaka.

    Et c’est une femme, Carola Rackete, qui sauve l’honneur de nos consciences meurtries. La jeune capitaine allemande du navire humanitaire Sea-Watch 3, qui a récupéré en Méditerranée ces migrants partis de Libye pour échapper aux mauvais traitements, a forcé le blocus des eaux territoriales italiennes mercredi 26 juin pour tenter d’accoster sur l'île de Lampedusa. 

    Une désobéissance civile assumée. « Je sais ce que je risque, mais les naufragés à bord sont épuisés. Je les emmène en lieu sûr », a-t-elle déclaré sur Twitter. Si l’ONG Sea Watch s’appuie sur le droit maritime et international, qui fait de l’assistance aux personnes en détresse en mer une obligation absolue, pour légitimer son action, elle sait qu’elle est passible de poursuites au regard de la loi italienne, durcie par le ministre de l’intérieur Matteo Salvini pour empêcher ces débarquements. À cette heure, l’autorisation d’entrer dans le port n’est toujours pas arrivée.

    Ces politiques inhumaines font écho, de l’autre côté de l’Atlantique, à la brutalité du président américain à l’égard des migrants. Immortalisé par une photo qui a fait le tour du monde, le décès d’un père et sa fille, retrouvés enlacés sur les rives du Rio Grande qu’ils tentaient de traverser à la nage pour rejoindre les États-Unis, a rappelé celui du petit Aylan Kurdi dont le corps s’était échoué en 2015 sur les plages turques. À chaque fois, une émotion palpable qui vient se briser sur des lois criminalisant toujours plus celles et ceux qui manquent de tout, sauf du courage de fuir la guerre ou la misère, au péril de leur vie.


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  • Mobilisons-nous pour Pia Klemp, en procès pour avoir sauvé des vies en Méditerranée

     

    ll est peu question en France de Pia KLEMP.

    capture-piaklemp

    Sa situation mérite, pourtant, toute  notre attention et notre mobilisation tant son procès, au-delà de sa situation  personnelle potentiellement dramatique est emblématique d’une politique de criminalisation de celles et ceux qui agissent pour sauver des migrants. Une inversion des valeurs assumée au grand jour.

     Capitaine des navires Iuventa puis Sea Watch-3, Pia Klemp a sauvé de très nombreuses vies, conformément au droit maritime qui prévoit qu'un capitaine de navire qui reçoit un message de détresse doit porter secours aux personnes concernées. Nous devrions tous la remercier au nom du droit et, disons-le clairement, de la morale.

    Aujourd’hui, elle est jugée en Italie et risque jusqu’à 20 ans  de prison.

     Alors que nous avons assisté il y a un an à l’errance de l’Aquarius à la recherche d‘un port d’accueil, alors que nous savons qu’on ne compte plus les noyés en Méditerranée, nous devons faire entendre notre volonté de voir se développer une autre politique migratoire au sein de l’UE.

    Nous devons aussi, tout simplement, envoyer des messages de soutien et d‘estime à Pia Klemp et nous ne serons jamais trop nombreux à le faire.

    Une pétition existe en ce sens. Je vous encourage à la signer.

    https://www.change.org/p/italienische-richter-straffreiheit-f%C3%BCr-seenotrettung-1fa2fa73-c68b-4d04-8392-ec60dc096f47?lang=fr-FR

     

    et sur France Culture ( 1mn)

    https://www.franceculture.fr/emissions/journal-de-7h/journal-de-7h-du-mercredi-12-juin-2019


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    Défendez les mal-aimés

     

    Renards, fouines, martres, putois, belettes, corneilles, corbeaux freux, étourneaux, pies, geais : tous ont le malheureux point commun d’être à nouveau étiquetés « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts » (anciennement désignés « nuisibles »), un statut fixé tous les 3 ans par le Ministère de la Transition écologique et qui autorise leur « destruction » (c’est le terme employé) par tir, piégeage ou déterrage selon les espèces.

    Mis à part une légère amélioration du sort de la fouine, dont le piégeage serait autorisé dans 68 départements (contre 79 précédemment) et de l’étourneau (36 départements contre 44), le projet d’arrêté est un quasi copier-coller de l’arrêté en vigueur depuis le 1er juillet 2015… Les choses sont même pires pour le renard, puisqu’il redeviendrait « destructible » en Savoie, ainsi que dans… 90 autres départements de France !

    Si l’on se fie aux bilans de piégeage réalisés de 2015 à 2018, ce seraient plus de 2 millions d’animaux sauvages qui pourraient être à nouveau tués, piégés, déterrés d’ici le 30 juin 2022 !

    Ne laissons pas l’État autoriser ces massacres inutiles et barbares ! Participez à la consultation publique avant le 27 juin.

    JE PARTICIPE

    Macabres et inutiles, ces tueries portent atteinte à l’équilibre des écosystèmes et sont à l’origine de souffrances eu égard aux modes d’abattage et aux périodes d’abattage autorisées. Alors que partout se confirme l’effondrement alarmant de la biodiversité, l’urgence n’est plus à la destruction mais au contraire à la protection de ce qui peut encore l’être !

    Pour vous aider dans la rédaction de vos messages, vous pouvez prendre connaissance des positions détaillées de l’ASPAS listées sur son site.

     

    L'ASPAS compte sur votre mobilisation.
    Merci d'avance pour votre participation !

    L'équipe de l'ASPAS


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