assise devant le feu défaisant une à une mes tresses nuit d'hiver
tout en pierres et en voûte il traverse le ruisseau froissement - la brume séquestre la forêt la pluie désespérément régulière brume immobile l'immense chêne m'effraye emprunter le sentier du jardin entre les pleurotes
face à l'étang les grenouilles trop précoces se gèlent les pattes pas un seul coassement pas même un murmure elles contemplent la glace
minutes de pause - contemplant l'étrange inclinaison du vieil arbre derrière la vitre j'entends les monologues du vieux cèdre penché chaque matin je salue en japonais le vieux cèdre qui s'incline
noirs noirs noirs les yeux de l'enfant prennent les armes 子 供の 黒い目 武具をとります
silencieuse - cette prière au bord de l'eau
variation d'automne j'habite ce soir ces couleurs sans encre ni papier couleurs en éclipse derrière les arbres d'autres chutes de feuilles
vers de terre dans le jardin sans leur aide je ne suis rien le jardin à tant à dire.... même en hiver...
et si nous n'avions vraiment rien compris à la beauté des choses ?
pour cette princesse le poids d'une alouette toute fraîches de ce matin ses boucles noires ses minuscules doigts s'accrochent à ma main usée vieillir sous l'arbre plusieurs fois centenaires la mère rend à la fille sa fille un peu d'oiseau dans son prénom...
dans l'étang du jardin la lenteur des nénuphars remontant à la surface seules les rides de mon visage sur le plan d'eau que s 'est-il passé au fond ? la vase se soulève puis se repose les songes d'hiver s'achèvent
au nord la pluie heurte la fenêtre inviolable sur la table ce matin pinceaux et rouge gorge il pleut fenêtre au sud le jasmin m'écoeure
Angoisse nocturne Je rallume le feu Pour qu'il me parle Jura, janvier 2013 Vincent merci Vincent d'être passé dans mon coin de web et d'y avoir laissé toute cette beauté ... http://verschez.wordpress.com/
ce monde imparfait mais pourtant recouvert de cerisiers en fleur
sans me connaître le vieux japonais me plie un oiseau en papier 6 bols vides dans mes bagages quelques grains de riz quittent l'archipel clandestinement au pied des volcans la vie de tous les jours je me réveille encore là-bas....
et dans la nuit derrière les paupières la lumière des étoiles
je rêve souvent d'oiseaux surprise au réveil sans ailes vent glacial sur les étangs une vieille passerelle en bois tremble au dessus du canal là tout est abandonné les roseaux reprennent leur place
ils dorment nus jusqu'au printemps le rouge du sorbier des oiseleurs sur la première neige les traces fondent avec la neige tout là-haut les arbres se taisent fruit d'hiver le soleil pend mollement aux branches
au bout du pinceau le silence
bouche d'égout une plume usée prisonnière des barreaux je suis devenue un oiseau - un souffle et j'ai disparu quel rêve ! à côté de l'encre broyée fume le thé le ciel s'assombrit je rapproche la lumière de mon travail
après-midi sans nuance les nuages s'emparent du ciel 午後ニュアンスなしで 雨雲が空をつかみます
pour nous aider, à garder encore un peu de liberté ... pour nous aider à rester dans nos yourtes, nos camions, nos cabanes, nos roulottes ... SVP SIGNEZ VITE ICI http://www.petitionenligne.fr/petition/contre-loi-loppsi-2/412 Merci infiniment de votre...
l'ombre légère du marronnier malade traces de la poussette des petits pas d'enfant sécheresse l'eau de l'étang s'épaissit terre battue le gazon a disparu sous les pas le bruit de la terre qui dessèche
longue après-midi sous le couvert des roseaux sans oiseaux vicieux ces moustiques là où la peau est douce départ en montagne il pleut dans les nuages la montagne perd son importance le tilleul pend sous la pluie
sur les tuiles la mousse pend à force de pluie solstice d'été la pluie n'a rien changé la montagne reprend sa couleur de terre noire fous furieux les torrents écument de neige fondue entre les nuages d'autres nuages emprisonnent le soleil il pleut l'hiver...