une performance magnifique de Martina Gedeck qui vous plonge au coeur des montagnes autrichiennes, dans un isolement absolu et irréversible.... beauté troublante et dérangeante d'une femme en survie... d'une femme qui ne cesse à travers ses réflexions...
du doute à la vérité… pour étouffer quel déni ? Voir ou ne pas voir… savoir sans mémoire... tout est brisé dans ce film... tout est fragmenté en mosaïque anarchique où un Japon en rupture avec lui-même s'englue dans son conformisme... chaque rayon de...
d'une incroyable beauté et d'une douceur absolue ce film nous emmène avec finesse et intelligence là où la vie se termine, là où le mystère commence ... Île d'Amami, au Japon. Une chamane, à mi-chemin entre les hommes et les dieux, se meurt lentement...
Filmé clandestinement à Téhéran, "les chats persans" est un film sur la liberté d'expression et la lutte contre la répression. Interdit en Iran, ce film a réussi à traverser les frontières les plus difficiles de ce pays, pour secouer nos consciences....
un film étrange, un film sans repère... un film sans boussole... où l'on découvre chaque plan avec tension, où chaque son, chaque bruissement accompagne un nouveau mystère... où les voix humaines nous reconduisent vers une réalité fragmentée... la forêt...
Il est des lenteurs quelque chose d'impalpable qui imprègne le temps et laisse l'oeuvre s'accomplir tout naturellement...Sur un mode Pythagorien de la transmutation des âmes, le réalisteur de ce film quelque peu surprenant, marque les quatre saisons de...
d'après un roman de Yasuhiko Tagiguchi dont le cinéaste Masaki Kobayashi (l'auteur de Kwaidan en 1965) réalisa en 1962 une superbe adaptation, Takashi Miike a osé relever le défis et faire un remake de ce classique du cinéma japonais... Mise en abîme...
«Howl» est un ‘’biopic’’ d’Allen Ginsberg, véritable héros de la contre culture américaine, et initiateur dans les années 50 de la Beat Generation dont firent parti aussi Jack Kerouac et William Burroughs, un mouvement épris de liberté qui a marqué plusieurs...
un chef d'oeuvre à part entière, un monument de vie, de désir de plaisir, de rire, de pleur et de douleur et dans cette vie là, rien est fait à moitié... Construit à la manière d'une tragédie grecque, le film pénètre nos cellules, nos muscles, nos coeurs...
Le film, inspiré de faits réels, raconte l'histoire de deux frères, Junpei et Kanta, sur l'île de Chikotan après que celle-ci eut été annexée par l'armée soviétique de l'oblast de Sakhaline après la seconde guerre mondiale. Les habitants de l'île doivent...
le temps n'appartient qu'à lui même. Extensible il ne se laisse pas saisir et nous échappe dès qu'on y pense... Nous ne pouvons penser au temps ni à l'instant sans prendre le risque d'y laisser une part de notre raison ... l'avant et l'après constituent...
c'est peut-être ça grandir... !!! c'est avant tout apprendre à aimer... librement... c'est lâcher l'inutile !! c'est plus qu'un pas de géant qu'on fait à cet instant du relâchement... On pulvérise tout simplement en silence tout le décor de notre existence......
sans mouvement dans la brume matinale ciel eau étangs ... sur la route menant à l'Est ... le paysage semble s'être arrêté dans la composition de ses couleurs quotidiennes... la lumière triste de la terre défilant à mes côtés, sombre sans manière dans...
Un vrai bonheur de musique et d'anti musique... un régal pour les rebelles... une joie pour les anticonformistes .... un film décalé comme je les aime ... un film complètement disjoncté .. une pagaille totalement organisée par des virtuoses de la percussion,...
Premières images, des femmes avancent vers leurs cimetières respectifs dans une danse funèbre à la cadence sinistre d'une marche qui se fracture sur une terre escarpée... Elles sont libanaises, pleurent à tour de rôle leur père, leur mari, leur frère,...
"il était une fois en Anatolie" est un film dont on ne sait pas au juste ce qu'on attend... Sombre, autant par ses hommes aux humeurs changeantes qui occupent tout l'écran pendant 2 h30 que par son paysage d'hiver monotone et glacial... Mais voilà, il...
26 avril puis premier mai 1986... c'est le printemps, le petit monde rural s'affaire et se prélasse dans la douceur des jours heureux.. Tout revit, la nature généreuse dispense sa beauté sans retenue, et personne ne sait que cela ne sera que de courte...
la pluie ruisselle contre les vitres... la ville est noire... il fait presque chaud... l'eau s'infiltre sous les tuiles et imbibe le plafond... Entêtée et imprévisible, elle se fraye un autre passage le long des montants des fenêtres... le mur en pierres...
... les matins où je m'occupe d'elle, je me réjouis de la revoir... elle m'attend, je l'attends... nous sommes toutes les deux tenues par un mystère qui n'en est pas un... les matins où je suis près d'elle, tout devient étrangement limpide... instinctivement,...
cet endroit de nous... sensible et capricieux !!! ce point unique, où conscience et inconscience se confondent... cet espace minuscule et infini qu'on ne rencontre que trop rarement... si petit, si insaisissable qu'on ne sait ni le garder, ni le retrouver......
Là où le mystère commence, la réalité vacille... l'art a la force de nous aider à traverser les limites de nos frontières. On perd les sens auxquels nous sommes habitués et nous nous laissons porter vers des impressions nouvelles, totalement hallucinantes....
désolant, affligeant, déconcertant, de voir ce que devient le haïku en France. Bashô, Issa, Santôka, Buson, Shiki... tous ces hommes à qui on doit ce fragment d'écriture, ne comprendraient pas ce fouilli informe produit et servi à toutes les sauces, q...
lorsque nous apprenons durant des heures, des jours, des saisons, des années à approcher le vivant, nous nous rendons compte combien nous ne connaissons rien de ce qui nous entoure... aucun oiseau, aucun animal, quelles que soient sa taille ou son comportement,...
Il fait chaud, je vadrouille entre monts et vaux pour trouver un peu de fraîcheur. Celle-ci se dissimule dans les hauteurs ou au bord des rivières. Les petits paradis, se trouvent un peu partout... Pour les dénicher, Il suffit de ne point s'acharner là...
parce que ce sont deux femmes que j'ai appris à connaître avec des mots... avec le temps des mots, avec des silences, avec la force de leurs voix ... avec des pleins et des vides qui ont sans cesse consolidé nos échanges... avec leurs beautés que je connais...