accroché aux perches de la yourte le hamac balance son bébé endormi assise contre le mur chaud le vent tourne les pages de mon livre coin de la pièce mon sac à dos plein parapluie ouvert sous les grosses gouttes de pluie la pluie efface les odeurs de...
au dessus des nuages l'imperturbable Fuji san sur le Japon brisé le regard vide des ancêtres dans l'archipel souillé tout est contaminé le petit temple dans la forêt n'a pourtant pas bougé grand mère ! tes joues creuses interrogent le Japon la main de...
vallée profonde, vallée lointaine sans issue... vallée taillée par l'érosion et les glaciers d'une autre époque... il suffit d'étendre ses bras pour en toucher les parois étroites.... Tournant et retournant à en avoir la nausée, nous grimpons vers le...
laissant à son inclinaison le vieux cèdre fatigué La petite mare, que j'ai creusée non loin de lui, attend les premières pluies de printemps... je pars aujourd'hui, à la rencontre des migrateurs .... descendant bien plus au sud encore que d'habitude ......
à l'heure où je referme le livre de Michaël Ferrier " Fukushima", une nausée mêlée de désespoir et de rage froide gagne mon esprit encore bouleversé... rebondissant sur le livre fermé une larme sans goût abattue, je regarde devant moi, la luxuriance de...
le macadam colle aux roues mirage au bout de la route le long de la route platanes et micocouliers crèvent de soif sécheresse le chêne vert durcit son feuillage il fait chaud un gecko squatte entre mes livres 7 heures 32 ° dans la chambre les martinets...
la nature ne triche jamais... la Terre respire et recrache ses excédents... Ce qui la chatouille explose... !!! les réponses de la nature ne sont jamais absurdes... Elle nous rappelleses codes... et nous place devant nos erreurs... les tremblements de...
chaque jour est une découverte... bonne ou mauvaise, nous nous devons d'accepter ces pulsions, sans pouvoir y faire grand chose... laissant, les étangs et les quelques oiseaux d'hiver qui s'y perdent, derrière moi, je me suis réveillée ce matin avec la...
elle peint à mes côtés des hydrangéas du Japon à haute voix ma lecture en japonais qu'elle corrige banc en pierre la douceur du soir se glisse dans nos dos rasant nos têtes les martinets ramènent la pluie l'eau de son pinceau tombe sur mes pieds- fraîcheur...
le brouillard enveloppe les arbres. Sur le sentier les traces d'un chevreuil s'effacent dans la neige glacée... je vois tout juste mes pieds et devant moi, mon compagnon se laisse engloutir par la forêt... J'ai froid... sous mon capuchon résonne le bruit...
Si l'on perçoit le silence lorsque les oiseaux chantent sur un bel arbre, on saisit ce que c'est d'atteindre la compréhension subtile par l'oreille. Si l'on perçoit l'absence lorsque la lune s'imprime sur une eau claire, on comprend ce que c'est de pénétrer...
c'est le temps des départs, le temps des orages et des averses... le soleil décline chaque jour vers le solstice, les nuits se rallongent et tirent leur fraîcheur jusqu'au petit matin... Assise sur le balcon.... je regarde les grands arbres du parc. Il...
premiers flocons entre les feuilles rouges des hêtres les gouttières se remplissent de feuilles mortes aucun bruit les pas heurtent les pierres du chemin village de montagne l'eau du torrent traverse le lavoir lavoir où sont -elles ces femmes aux mains...
nous voilà en pleine lutte en plein combat contre un État qui jour après jour, dans la plus grande hypocrisie ruine le reste de liberté qui nous reste... dans ce combat le choix des armes est capital... Il est d'autant plus efficace qu'il corresponde...
à force d'observer les oiseaux je me suis mise à regarder les arbres... à force de regarder la hauteur des arbres je me suis égarée dans le ciel, j'ai retrouvé les oiseaux et suis revenue avec eux me percher sur les branches des houppiers ... Puis j'ai...
de ses épaules la couverture glisse sur les décombres silence le chagrin se noie dans les vagues nouveaux samouraï 50 hommes dans la centrale en fusion comment seront les fleurs de demain et les enfants pas encore nés ? la neige perd sa blancheur dans...
au bout de mon doigt loin loin loin une sterne caspienne là où décollent les avions des outardes canepetières à côté de mes pinceaux la pierre à encre fendue fleurs de cerisiers de pêches et de pruniers sans jamais flétrir - des fleurs sans arbres entourent...
je reste assise là, immobile, pendant que les minutes négocient leur temps en heures... mon coeur semble arrêté... mon souffle sans volume... trop de tristesse ce soir... trop de désespoir... j'ai l'impression que tout s'effondre... Le vent fait trembler...
nouvel été, nouvelles surprises... au coeur des Caraïbes, là où je ne pensais jamais aller, la Guadeloupe indolente reste encore muette... Grande Terre et Basse Terre, forment cet archipel lumineux rempli d'oiseaux qui me sont inconnus.. De ceux que je...
quelle que soit l'épreuve que nous ayons à vivre dans la vie, le plus important, c'est d'apprendre à la recevoir.... Rien n' est dû au hasard, rien n'est dû au destin, Nous construisons chaque jour notre lendemain. Que ce qui nous arrive soit bon ou catastrophique,...
souple l'herbe de printemps sur mes chevilles nues la chaleur de la terre glisse entre mes doigts poussant la terre de toutes leurs forces les petits pois curieux le merle regarde les sillons semés les pêchers ont perdu leurs fleurs qu'importe - la blancheur...
vue sur le Mont Aigoual petit espace entre les châtaigniers pour une yourte la route de plus en plus étroite perd son bitume reste la montée à pied sauvage accroché à la montagne un potager après l'hiver terrasse en-dessous une yourte se dore au soleil...
des mois que je me promène, les observant dans leur mouvement dans leur immobilité-mobile dans leur respiration dans leur émotion et dans leur puissance... des mois que je cherche à peindre leur force... mais ils ne m'accordent pas encore ce droit......
aller à l'essentiel est certainement l'objectif le plus intéressant lorsqu'on écrit un haïku. Ce travail nous amène progressivement vers un dépouillement indispensable à la découverte de ce qui nous entoure réellement. Nous sommes encombrés de désirs,...
je peindrai jusqu'à la page blanche, et je détruirai mon travail. J'écrirai jusqu'à ce que les mots deviennent inutiles.... et je brûlerai mes carnets... Mes pinceaux posés sur leur potence s'égouttent sur la table... La peinture sèche... Les couleurs...