ÉPILEXIQUE: Maya: textes et voix Quentin Pourchot: musique
"L’appel aux arbres" ou les liens mystérieux qui unissent l’arbre et l’homme Ernst Zürcher
de la montagne sans lune je perds mon chemin la voix du chien me conduit vers la maison puis l'immense silence reprend sa place
reprenant leur ascendance dans la splendeur des vagues abandonnant leur injonction dans la souplesse de l'air visibles et invisibles ils nous survivront.....
tranquillement la neige incite la pluie à se taire par la fenêtre le silence de l'extérieur 窓を通して外部からの静寂 monologue nu d'un arbre mort bol de soupe chaude son visage se voile à la vapeur de courge la neige fond ....
Pour se faire remarquer Il a attendu la lune Ce petit nuage Jura Janvier 2013 Vincent http://verschez.wordpress.com/
immobile en silence près de mes larmes qui coulent toutes seules
jardin zen dans mon jardin le temps ratisse le temps sans jamais le changer
«Considérons comme perdue toute journée où nous n’avons pas dansé au moins une fois» Nietzche
pointes de pinceau au dessus des nuages les pins s’étirent sans fin au soleil
femme inconnue le noir absolu de son drame neutralise toute la photo
égrainant sa toile de soie comme un chapelet sans prière Araneae regarde chaque nuit la lune à l'envers
aérant ses draps à la fenêtre comme autrefois sous le balcon en bois l'odeur chaude d'une étable encore habitée à perte de vue des montagnes des montagnes
lune en cendre sur la montagne dormante toute la forêt regarde passer la nuit すべての森林は夜 経つを見ます
lumière éteinte le bruit de ma respiration de la souris sous le lit dans le noir les mots s'en vont à la queue leu leu
lorsque le battement de cœur de Michael Grab s'accorde avec le mouvement des étoiles, l'harmonie devient parfaite, l'ultime équilibre est atteint....
sous les vieux arbres en dormance la nostalgie des petits temples zen
sans parler à la terre c'est au ciel ce soir que j'implore la clémence
ciel de mer-mer de ciel de sombres nuages encore paralysent les frontières brume de jour - brume de nuit sur l'étang trop calme un pêcheur usé par ces répétitions
Citizenfour est un film documentaire qui traite des révélations d'Edward Snowden sur le scandale d'espionnage global de la NSA. Nous sommes en plein cauchemar...
et des nuages hier soir j'ai vu sortir un singe そして雲に抜けつて私が猿の外に見た昨晩
laissant mon odeur occupée la maison vide juqu'à mon retour un tour de clé un seul grand soleil - dans mon coeur ceux qui restent avec lui me serrant dans ses bras son émotion discrète de japonaise déracinée silence sur les ondes le ploc de la grenouille...
quelques crottes nocturnes derrière la yourte le mystère gagne un nom
là où la contemplation guide mon souffle vers les cîmes la forêt me suit sans laisser de traces
un film à la douceur sans équivoque ... un film où le temps, les émotions et les présences défient l'ordre des choses en nous rappelant entre autres que nous, les humains sommes aussi faits de grandeur et de dignité... un hymne à la vie...