sommes-nous vivants ou morts... et en sommes nous conscients ? Ici, les fantômes vivent leur "dépassement de soi" en s’acquittant de ce qu'ils n'ont pas eu le courage de faire lors de leur existence et cherchent une sortie sereine entre les mondes, pour...
l'air se ride par dessous les nuages sans nid sans feuilles sans paroles peuplé de fantômes et de vieux rêves d'arbre
un des films, le plus beau, le plus poétique, le plus émouvant, le plus explosif que je n'avais pas vu depuis des siècles....
voilà le silence qui fait de ce haiku un haiku et dans la marge ni entrée ni sortie une pause entre les mots
à la frontière de la folie et de la solitude, le drame s’inscrit sans forme et sans morale... tout est trouble et incertain... tout le monde doute de tout le monde... la réalité devient indéfinissable...
c'est un état des lieux dérangeant de la société coréenne qui fait jour sous le regard du cinéaste. Assurément féministe, le film s'inscrit dans un tableau plus général de dénonciation d'un système oppressif, dominé par l'esprit de compétition, le patriarcat...
un truc de fou, comme je les adore...
Erna Dolcet, Jérémie Pourchot, Jules Meneboo
état de guerre dans le jardin des tranchées pour les patates les ronciers pour les oiseaux gagnent sur le labour prenant compte du monde qui m'entoure je souris en semant fleurs de fraisier le goût sans le fruit dans la bouche au bout du jardin les railleries...
dans ses filets de pêche plein de nuages
odeur de laine mouillée sur le fil à linge l'hiver se répète il pleut des montagnes lentement vers la plaine sur chaque nuage flotte un nénuphar cours d'eau tout de calme dans les marais
deux mois sans pluie aucune odeur d'humus le vent arrache les feuilles sèches sans attendre l'automne odeurs d'hiver huile et essence de tronçonneuse collent aux copeaux de bois presque septembre le soleil a tout brûlé couloir aérien les vols réguliers...
le vert tranchant des rizières patauge à l'infini son visage ridé, ses gestes lents - depuis combien de temps ne l'avais je pas vue ? au bord de l'eau ma robe se gonfle et se dégonfle immobile je touche encore une fois ce sein, sa grosseur tapie et la...
sans l'enfant la poupée parterre reste sans voix au fond du bassin le rouge plastique du petit navire échoué jouets sans vie autour de la maison les ronces se chargent du reste
ciel blanc par la fenêtre un silence de neige
nature morte un courant d'air suffi pour lui redonner vie sans attirer l'attention la chute du mur en pierre avant de disparaître ouah !!! première récolte dix kilos de miel
Epanouir ses talents et ses vertus comme de jeunes fleurs, jardin printanier sous une brise ensoleillée. Porter ses cheveux blancs comme un arbre ses feuilles rougies, forêt automnale au paysage encore plus somptueux. Tu Long (1542- 1605)
le vent offre à l'eau de l'étang une fleur de coquelicot
lettre de deuil mes plus beaux souvenirs pour son dernier voyage
nuit sans lune sans ombre nuit sans lune frolant son visage nuit sans lune la fenêtre perd son charme nuit sans lune me retournant dans le lit sans savoir où je suis ses vêtements sur la chaise passent la nuit sur les miens
s'étirant sur le bitume chaud une couleuvre trop lente...... coup de frein coup de volant le serpent sauve sa peau fin des amours un petit tas de lucioles mortes sur la table au coeur des fleurs festin hâtif des faiseuses de miel les pollens s'envolent...
thym en fleur les montagnes ont un goût d'épice
joues rouges de soleil surplombant la vallée autour d'un repas l'ombre plane d'un circaète à peine venu d'Afrique à tue-tête toute la matinée la fauvette à tête noire nous salue dans le feuillage une silhouette disparaît...
4h du mat. un cri de goéland et un éclair de grosses gouttes de pluie flic ! flac ! dans la gouttière le sol s'évapore jusqu'à la fenêtre de ma chambre à la fenêtre les petits nuages chauds des draps mouillés
silence sur les ondes le ploc de la grenouille s'absente de l'étang