• boat people

     

     

     

    Ce n'est plus le cri des oiseaux que la mer porte vers le rivage, mais les pleurs des enfants qu'elle engloutit. Leurs larmes amères vaines et inutiles assiègent nos esprits impuissants. L'ombre de leur petits corps rode sur le rivage comme des fantômes errants. Trop loin de chez eux, ils n'ont pu atteindre l'autre côté de la vie. Pas eu le temps de comprendre, pas le temps de connaître. Le naufrage, seule issue qu'un monde déshumanisé leur réserve, les condamne à sombrer dans l'insoutenable abandon. Pourtant par mer calme, lorsqu'on se dispose à être présent, on perçoit leur chant triste et monotone glisser sur le bleu infini, du ciel et de la mer. Les sirènes se taisent, troublées par toute cette barbarie... Neptune lui-même en oublie de gérer son règne.

    Lorsque leurs petites mains se tendent  vers la terre promise, mélangeant à leur prière leur chevelure blanchie par trop d'injustice, la lune se cache, les crabes s'enlisent et le soleil se voile.

    Qui sont-ils eux dont on ne connaît plus  les corps rongés de sel par une mer indifférente à leur tourment ? Une mer qui les recrache chaque jour sur des rivages désenchantés...

     

     

    en deuil

    ce bleu infiniment bleu

    abandonné par les sirènes

     

     


  • Commentaires

    1
    luc
    Mardi 31 Octobre à 07:14

    mes courriels ne vous parviennent pas....

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