les jours dévorent le temps, alors que tout semble s'organiser avec soin pour un avenir de plus en plus incertain un sentiment étrange me serre le ventre pourtant de l'été il reste dans le jardin toutes les graines promises à l'éternité entre automne...
un brin de lune se brise sur les rochers pulvérisant dans les vagues sa solitude astrale. A chaque variation des flots, mille cristaux froids se dilatent dans l'eau. Au large les guerriers se rassemblent pour une guerre sans rival. De la falaise je les...
900km sur la route 138, pour arriver dans la réserve la plus éloignée de la côte Nord : Nutashkuan ! L’immensité de l’espace, la neige, et le blizzard …. « Expérimenter le tact de la vue lorsque nos mains sont privées de leur fonction première ». La neige...
Le vent s'est enfin calmé. La yourte se met lentement au repos... et je retrouve le mien ce soir à l'écoute de la forêt devenue silencieuse. La chouette réinterprète ses chants d'hiver, laissant parfois au renard un peu de place à son appel perçant. L'agitation...
Sentinelles engourdies, les sommets qui me regardent ce soir sont couverts de neige... Ils veillent tels de vieux sages sur un monde qui s'efface derrière les nuages, derrière l'inconstance des arbres qui les esquissent. Mon cœur les contemple, mes yeux...
imposture sur le trottoir ça dégouline sur la chaussée ça obstrue les égouts intelligence corrompue nos cerveaux décharnés s'entassent dans un service ambulatoire un peu de neige sur la montagne le temps se refroidit il tousse il crache des morceaux de...
Il circule dans l'air un frisson d'ailes et de feuilles que le gris du ciel invite à suspendre. Ailleurs, de minuscules petits pas, piétinent le monde sous les feuilles en vrac du dernier automne. Au vieux monde renaît un autre monde, plus vieux, plus...
Le réveil sonne, je bascule d'un mystère à un autre. La nuit s'efface discrète, abandonnant au jour le dernier croissant de lune d'une fin de cycle. Une nouvelle nuit sans sommeil engourdit mes pensées. Je tarde à sortir de ma torpeur. Trouvant la chaleur...
20 août 2018, la chaleur referme la forêt et le jardin. Toutes deux résistent péniblement à cette torpeur menaçante. Assise devant la table de travail, mes pensées s'allongent indéfiniment vers l'absurde. Ici, même le silence est au ralenti. Seul le vol...
Le comportement des oiseaux d’Europe est un ouvrage unique en son genre dans le panorama européen. Trois ans de travail ont été nécessaires pour réunir l’ensemble des comportements des oiseaux de nos régions avec : - 164 chapitres et 427 espèces représentées,...
Elle a 14 ans, est jeune fille d’origine Sâmi. Elève en internat, exposée au racisme des années 30 et à l’humiliation des évaluations ethniques, elle commence à rêver d’une autre vie. Pour s’émanciper et affirmer ce qu’elle souhaite devenir, elle n’a...
c'est mon âme qu'ils ont prise mon cœur traîne sur un lit défait et je ne dors toujours pas... dépression alternative les vertébrés disparaissent la montagne reprend ses couleurs pour l'hiver la forêt ses mouvements secrets.... comme des notes frappées...
2 août 1914 ses premiers cris de nouveau né ont traversé le champ d'une bataille tout juste gagnée ma grand mère le tenait encore entre ses cuisses lorsque mon grand père revêtit son horrible uniforme de poilu mon père cria et hurla sa rage et sa faim...
jours sans fin s'isolent les uns des autres sans direction le coeur presque soulagé il pleut encore il pleut toujours la montagne enseigne de nouvelles règles les sources gonflent les rochers les rochers deviennent torrents d'une marche à l'autre de l'escalier...
19 millions de faisans et de perdrix sont élevés chaque année en France pour être lâchés pour la chasse, destinés à satisfaire les envies de tirs faciles. Tantôt élevés en cage minuscule sur sol grillagé, tantôt en grande concentration dans des volières,...
j'écoute la montagne qu'ai je à craindre ? elle retient derrière la fenêtre les limites du monde que je ne connais pas demi-jour ce ciel usé par les tempêtes métamorphose mes doutes conduit mon cœur vers un silence qui vient de la forêt. je me rêve oiseau...
chaos, comme toujours, tu es là, sans haine sans résistance, sans peur, sans passion... Tu es là, normalement là, tout en désordre, et c'est ce que notre ignorance te reproche... Tu vas tu viens, inaccessible aux humains... Sans médire, sans prédire tu...
De l'autre côté de la montagne, le soleil décroche son dernier rayon de la journée. Je m'absente de mon travail et emprunte à la forêt un peu de sa beauté. les gouges de sculpture se résignent à l' instant. de l'autre côté de mes pensées se dérobent mes...
goutte à goutte la pluie frappe la taule de mon atelier sans aucune variation pas un souffle d'air les herbes souples se replient sur le bassin leurs courbes régulières apportent une douceur insoupçonnée aux heures lentes de la journée. Cette pluie m'endort...
terre de ces peuples inconnus, je te tourne et retourne avec pudeur vers une nouvelle saison, te visite en surface pour connaître ta fertilité. Ton odeur féconde n'apaise guère mes incertitudes chroniques contractées au fil du temps. Le soleil brutal...
puis je encore espérer parcourir un jour ce long voyage à pied qui hante mes pensées ? mon courage soudé à une parcelle d'inconscience se fait et se défait sans raison... la volonté abandonne parfois mes rêves, mais jamais suffisamment pour me convaincre...
où sont ces larmes amères capables d'éteindre la folie de ce monde le feu brûle les derniers poumons de notre terre... comme un souffle délétère qui se dilate autour de nous une à une les forêts s'embrasent de colère les mers débordent de chagrin les...
il y a des mots, des verbes des compléments qui peinent à trouver un sens, une voie, un chemin... ils se rassemblent en vrac dans la tête, ils se bousculent sans ardeur dans un paysage sans perspective. la simplicité se replie sur son insaisissable résistance...
Écrire comme on improvise une musique un chant un dessin. Supprimer les remparts sémantiques d'une langue qui s'en construit par débauche de temps, par excès de peur, par hypertrophie, par embarras, voilà une aventure séduisante où toute fraude intellectuelle...
ne plus rien dire, retenir son eau comme on retient son désespoir. les arbres se retirent en silence dans l'ombre de plus en plus impossible de leurs voisins. la chaleur torpille toute résolution de lutte. Pour eux pour nous, pour cette terre qui saigne...