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  • sur les falaises


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  • un brin de lune se brise sur les rochers pulvérisant dans les vagues sa solitude astrale. A chaque variation des flots, mille cristaux froids se dilatent dans l'eau. Au large les guerriers se rassemblent pour une guerre sans rival. De la falaise je les devine fiers et confiants, marchant sur l'écume glacée, à la recherche de leur légende impérissable. De la falaise remonte empreint d'algues et de poissons, leur souffle déterminé. A marée basse ils retournent,  fantômes impuissants, se réfugier au sein des coquillages délaissés. Le réveil des dieux tardent à leur survie, leur léthargie immobilise le temps, mais là où sommeille le rêve se concentre invariablement le mythe universel.

     

    un rien de trop

    ce léger bruit

    venu du large

     

     

     

     


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  • https://350.org/fr/justice-climatique-au-sapmi/

    Témoignages des peuples les plus exposés au changement climatique au frontières les plus septentrionales.

     

     

    Jonas Wannar éleveur de rennes

    « Les éleveurs de rennes dépendent beaucoup de la nature. C’est à la fois une épreuve immense et une joie exceptionnelle. »

     

     

     

      Alslat Holmberg

      Pêcheur et responsable politique

     

    « […] il y a un risque de “colonialisme écologique”,  au titre duquel les vastes étendues, qui sont souvent utilisées par des peuples autochtones tels que les Samis, […] sont considérées comme des territoires vierges qui peuvent être utilisés à d’autres fins. » 

     

     

     

    Anne Maret Blind

    Journaliste

     

     

    « Il ne reste que 2 % de forêts anciennes en Suède. C’est tout ce qu’il nous reste. Cette situation m’affecte profondément, corps et âme, dans tout mon être. Il ne faut pas trop y penser pour ne pas désespérer. Mais je sais que la nature est constamment exploitée là-bas. »

     

     

    Sarakka Gaup et et Mio Negga

    Acteur / producteur de musique et actrice

     Il y a déjà tellement de choses qui ont été faites et qu’on ne pourra pas défaire.  Pour de nombreuses personnes et à de nombreux égards, c’est déjà trop tard. […]  Mais en tant que jeune, j’ai pleinement espoir dans l’avenir.  Il faut décider de croire que les choses peuvent changer […]Ensemble, nous pouvons y arriver ! »

     

     

     

     

     

     


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  • lune à la porte

    sans parole

    je la laisse entrer


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  • Le réveil sonne, je bascule d'un mystère à un autre. La nuit s'efface discrète, abandonnant au jour le dernier croissant de lune d'une fin de cycle. Une nouvelle nuit sans sommeil  engourdit mes pensées. Je tarde à sortir de ma torpeur. Trouvant la chaleur de mes draps plus douce  que la vieille, je m'enfonce encore d'un degré sous cette moiteur confidentielle. Il me faut pourtant me décider, le travail au jardin ne peut se concevoir que dans la première moitié du jour, l'autre moitié étant tout simplement réservée à des taches moins exposées à la chaleur

    et le chien  devant la porte me regarde avec insistance. Ma lenteur semble le surprendre, mon indécision l’interpelle inclinant dans ce questionnement sa tête si familière. Son regard extraordinairement volontaire m'encourage à me bouger...

    Cette année le jardin parfait son existence. Fleurs et légumes évoluent avec flegme. Le temps soigne leur éclat. Ils le prennent donc tout entier pour parfaire leur saveur.

    Je ne sais pas qui s'accorde à qui dans cet échange. Mais de plus en plus  le jardin me semble être l'unique bâtisseur de  ma résistance. Il  m'impose son souffle avec délicatesse et m'absorbe dans sa réalité. Il ralentit mes pas, mes gestes et mes pensées... je l'accompagne dans sa croissance, dans ses récoltes, dans ses échecs... je ne suis rien sans lui, il me donne cet étrange envie de vivre diluée dans l'espace...

    C'est au cœur de cette forêt au centre de ces montagnes au fond de ce jardin que j'apprends à être et à disparaître, j'apprends la persévérance et la perfection,  le nomadisme fondamental, le sédentarisme substantiel. J'apprends à m'affranchir de moi-même. 

     

    étoile polaire

    toujours à la même place

    au dessus du cèdre

     


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  • vers luisants

    plus que de la lumière

    la beauté de les revoir


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  • seuil de la yourte
    un vieux crapaud
    à l'abri de l'orage


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  • voilà quelques semaines déjà que ce versant de montagne, vibre sous le bourdonnement de nouvelles ruches. Je remercie les deux personnes qui m'ont aidée financièrement et moralement d'avoir permis cela. Sans elles je n'y serais tout simplement pas parvenue. Les ruches ont adopté leurs noms comme emblème de reconnaissance et chaque fois que je retourne au rucher, ils  me rappellent leur volonté de permettre à ceux qui s'occupent de ces  derniers lieux retranchés, de survivre. Leurs mots, leur espoir, leur confiance, m'ont encouragée à tenir bon au delà de toutes les difficultés insolites et désagréables que rencontre  tout apiculteur en exercice.

    L'observation a repris son rythme de croisière et tous les jours je monte saluer les abeilles et veiller à leur santé. Elles sont passionnantes de vie et d'ingéniosité.

    Merci Luc, Merci Sophie.

    Dans quelques semaines, si cela se confirme, je partirai à nouveau en estive pour quelques temps. Et ce sera le massif du Dévoluy cette fois qui m'accueillera avec 800 brebis à garder. Tout reste encore à organiser ...

    Je ne suis pas très présente sur le blog actuellement. Je suis passée en mode silencieux, et préfère observer ce qu'il se passe autour de moi tout en prenant note de ce qui noue mon quotidien au travail constant et varié que demande un tel lieu de vie... Les journées sont longues et pleines d'occupation, des pénibles au plus agréables, tout se passe avec un naturel peu contrariant ... 

    Une nouvelle expo me tient également en éveil  sans relâche et me rappelle qu'il faut tenir compte de ces multitudes de  petits détails discrets qui se dissimulent derrière le gros travail de préparation, sans quoi tout pourrait devenir rapidement insignifiant.

     

    Il fait si chaud, que mes doigts aux ongles noircis de terre enflent sur le clavier...

     

    cette tendance

    à nous casser les oreilles

    bande de cigales

     

    ce lézard sans queue

    immobile comme un fossile

     

    et le soir

    tout se met à bouger

    sous le mouvement des étoiles

     

     les aquarelles dans ma tête

    n'ont pas encore de couleur

     

     


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  •  

    les mains terreuses

    je reviens du jardin

     

     

    de jour en jour

    tout s'inscrit dans ma tête

    le moindre cri d'oiseaux


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  • tatami

    à l'odeur d'herbe coupée

    un bol de thé vert renversé

     


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  • d'une beauté inouïe, d'une poésie absolue... SPLENDIDE

     


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