• paroles de blessés

    Animation : Dan Israel

    Avec : Antoine Boudinet, jeune homme de 26 ans, dont la main droite a été arrachée par une grenade ; Dominique Rodtchenki Pontonnier,  mère d’un blessé à la main ; Lola Villabriga, jeune femme de 19 ans, blessée au visage par un tir de flashball ; et Anaëlle, secouriste volontaire. Et la participation de Karl Laske, journaliste à Mediapart.

     


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    Au nord de la Chine, une vaste ville post-industrielle et pourtant vide, plongée dans un brouillard perpétuel qui semble piéger ses habitants. Un matin, une simple altercation entre deux adolescents dans un lycée dégénère et va souder les destins de quatre individus brisés par  l’égoïsme familial et la violence sociale. Une obsession commune les unit : fuir vers la ville de Manzhouli. On raconte que, là-bas, un éléphant de cirque reste assis toute la journée, immobile.

     

    Hu Bo, également connu sous son nom de plume Hu Qian, était un romancier et réalisateur chinois, surtout connu pour son seul long métrage, An Elephant Sitting Still. Il s'est suicidé peu après avoir terminé son film le 12 octobre 2017 à l'âge de 29 ans. "wikipedia"

     

     


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  • il me suffit de planter

    quelques arbres de plus

    en oubliant d'attendre


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  • poète compositeur chanteur acteur né le 25 janvier 1938 mort le 25 juillet 1980.

    dissident ... et poète incomparable

     

     

    Comme le fruit tombe sans avoir pu mûrir

    La faute à l'homme, la faute au vent

    Comme l'homme qui sait en se voyant mourir

    Qu'il n'aura plus jamais le temps

    Un jour de plus il aurait pu chanter

    Faute au destin, faute à la chance

    Faute à ses cordes qui s'étaient cassées

    Son chant s'appellera silence.

    Il peut toujours le commencer

    Nul ne viendra jamais danser

    Nul ne le reprendra en cœur

    Il n'aura jamais rien fini

    A part cette blessure au cœur

    Et cette vie.

    Pourquoi J'voudrais savoir pourquoi, pourquoi

    Elle vient trop tôt la fin du bal

    C'est les oiseaux, jamais les balles

    Qu'on arrête en plein vol.

    Comme ces disputes commencées le soir

    Faute à la nuit, faute à l'alcool

    Et dont il ne restera rien plus tard

    Que quelques mégots sur le sol

    Il aurait tant voulu frapper pourtant

    Faute au couteau, faute à la peur

    Il n'aura fait aucun combat au sang

    Juste le temps d'un peu de sueur

    Lui qui aurait voulu tout savoir

    Il n'aura même pas pu tout voir

    Lui qui avait l'amour au corps, au corps

    Pour la seule qu'il aurait gardée

    Il a rendu sa barque au port

    Sans l'embrasser, sans la toucher

    Juste y penser jusqu'à la mort

    Refrain

    Il écrivait comme on se sort d'un piège

    Faute au soleil, faute aux tourments

    Mais comme il prenait pour papier la neige

    Ses idées fondaient au printemps

    Et comme la neige recouvrait sa page Faute aux frimas, faute à l'hiver

    Au lieu d'écrire il essayait, courage

    D'attraper les flocons en l'air

    Mais aujourd'hui il est trop tard

    Il n'aura pas pris le départ

    Et son souvenir ne sera

    Que la chanson d'avant la lutte

    De l'évadé qui n'aura pas Atteint son but.

    Pourquoi J'voudrais savoir pourquoi, pourquoi

    Elle vient trop tôt la fin du bal

    C'est les oiseaux, jamais les balles

    Qu'on arrête en plein vol.

    " Vladimir Vysotsky - La Fin Du Bal


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    Je fuis à perdre haleine, à me rompre les veines,

    Mais aujourd'hui encore, comme hier,

    Je suis traqué, traqué,

    Les chasseurs, joyeux, courent se mettre à l'affût.

    Derrière les sapins,

    les fusils entrent dans la danse,

    Les chasseurs sont tapis dans l'ombre,

    Les loups culbutent dans la neige,

    Transformés en cibles vivantes.

    C'est la chasse aux loups, c'est la chasse

    Aux fauves gris, mâles et chiots,

    Les rabatteurs crient et les chiens hurlent à en vomir,

    Sang sur la neige et taches rouges des drapeaux.

    Ils jouent un jeu de dupes avec les loups,

    Les chasseurs, et leur main ne tremblera pas.

    Ils ont cerné notre liberté de drapeaux,

    Et maintenant, ils sont sûrs d'atteindre leur but.

    Le loup ne peut pas rompre la tradition:

    Nous, louveteaux, tout petits, chiots aveugles,

    Avons sucé la louve, et avec son lait,

    Ce tabou: ne dépasse pas les drapeaux.

    C'est la chasse aux loups, c'est la chasse

    Aux fauves gris, mâles et chiots,

    Les rabatteurs crient et les chiens hurlent à en vomir,

    Sang sur la neige et taches rouges des drapeaux.

    Nos pattes et nos mâchoires sont rapides.

    Pourquoi donc, ô chef, réponds-moi,

    Fonçons-nous comme des damnés au-devant des fusils

    Sans essayer de violer le tabou?

    Le loup ne peut pas, ne doit pas agir autrement:

    Voilà, l'heure est venue pour moi

    Celui à qui je suis destiné

    Sourit et épaule son fusil.

    C'est la chasse aux loups, c'est la chasse

    Aux fauves gris, mâles et chiots,

    Les rabatteurs crient et les chiens hurlent à en vomir,

    Sang sur la neige et taches rouges des drapeaux.

    J'ai fait refus d'obéissance,

    j'ai dépassé Les drapeaux, la soif de vivre a été plus forte que tout,

    J'ai juste entendu, joyeux,

    Les cris d'étonnement des hommes derrière moi.

    Je fuis à perdre haleine, à me rompre les veines,

    Mais aujourd'hui je ne suis pas comme hier,

    Traqué, traqué,

    Et les chasseurs sont restés les mains vides.

    C'est la chasse aux loups, c'est la chasse

    Aux fauves gris, mâles et chiots,

    Les rabatteurs crient et les chiens hurlent à en vomir,

    Sang sur la neige et taches rouges des drapeaux.


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    fragments de terre

    fragments de mer

    je trie mes vêtements d'hiver

     

    et le sourire de cet arbre

    au sommet de la montagne

     juste pour l'image

     

    il va souvent de part le monde

    de la mare au jardin

    convertissant le temps en poèmes

    et les poèmes en poussière

    le vieux crapaud

     

    mes mains lui ressemblent

    mais en vain

    sa sagesse me reste inaccessible

     

     

    le monde provisoire

    tremble

    se déplace, migre, s’éteint

    l'éternité est là pourtant

    dans ces étoiles d'hiver

    où nul n'accède

     

     


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  • j'écoute la montagne

    qu'ai je à craindre ?

    elle retient  derrière la fenêtre

    les limites du monde que je ne connais pas

     

    demi-jour

    ce ciel usé par les tempêtes

    métamorphose mes doutes

    conduit mon cœur vers un silence qui vient de la forêt.

     

    je me rêve oiseau

    sans connaître l'arbre sur lequel

    je me pose

     

     remontant de la vallée

    le vent de fin de journée

    s'arrête devant ma porte

     

    en tribut

    je lui murmure

    un poème de Wang Wei

     

    en retour

    à l'aube

    les  sommets m'apporteront

    leur odeur

     

    nous sommes faits de tant de mystère

    qu'ai je à regretter ?

    il me suffit de planter quelques arbres de plus

    en oubliant d'attendre

     

     

     

     

     

     

     


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  • il va de ses tresses noires retenues par des rubans multicolores

    de ses yeux plus sombres que les ténèbres

    une étincelle de vie sortie des mers et des montagnes

    transie de froid

    l'enfant ne voit rien n'entend rien

    elle ne respire que cette immensité qu'elle désire devant elle

    laissant à son ombre blessée le soin d'effacer les folies meurtrières...

    je la regarde jusqu'au bout du chemin

    disparaître

    engloutie par autant de bruit que de silence.

     

     

     

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    extrait d'un article de Médiapart:

    Aide aux migrants: jusqu'à 4 mois de prison ferme pour les «7 de Briançon»

    « On ne va pas se laisser faire, on va faire appel », réagit auprès de Mediapart Benoît Ducos, un ancien pisteur-secouriste de 42 ans, parti en maraude tout l’hiver dans « sa » montagne pour éviter que des migrants, des femmes et des enfants, lancés depuis l’Italie, se perdent sur les sentiers enneigés avant d’arriver jusqu’au refuge de Briançon.

    « L’enjeu de ce procès était de savoir si la justice venait confirmer l’engagement de l’État aux côtés des identitaires, contre les solidaires et contre les migrants, poursuit-il. On a la réponse. C’est un grave signal envoyé à la société française : le tribunal fait le choix de la mort. En ce moment, à Briançon, des gens continuent de franchir la montagne par des nuits très froides, à moins 15 degrés déjà. Dans le même temps, nos signalements récents au parquet pour dénoncer le comportement de certaines forces de l’ordre, des gens pris en chasse et mis en danger, sont balayés. » Sollicité par Mediapart, le procureur de la République, Raphaël Balland, n’a pas encore retourné nos appels.


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  • chaos, comme toujours, tu es là, sans haine sans résistance,  sans peur, sans passion... Tu es là, normalement là, tout en désordre, et c'est ce que notre ignorance te reproche...  Tu vas tu viens, inaccessible aux humains... Sans médire, sans prédire tu n'as cure des agitations désordonnées qu'une société désespérée dispose provisoirement hors contrôle. Inconditionnel à l'ordre établi, tu négliges toute souveraineté.  Tu te tiens là entre chien et loup, au bord du monde, sans notion de temps, sans volonté d'espace. Tout bouge, dans ton immobilité fossile. Tu perds et prends vie avec raffinement. Rien ne t'affecte, tu es chaos et tu resteras chaos. La guerre t’indiffère, la paix te désintéresse. Tu es la naissance du monde et bien sûr tu en es sa fin. Qu'importe le changement à suivre, cette connaissance nous reste inaccessible... et c'est pourtant tout ton mystère qui guide notre unique raison de vivre ...

     

    la lune en son croissant

    décroît ce soir

    en plein vent

     

     


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  • 19 millions de faisans et de perdrix sont élevés chaque année en France pour être lâchés pour la chasse, destinés à satisfaire les envies de tirs faciles.
    Tantôt élevés en cage minuscule sur sol grillagé, tantôt en grande concentration dans des volières, tantôt dans le noir continu, tantôt dans la lumière continue, appareillés d’ustensiles parfois mutilants, sans parents pour les poussins, victimes de collisions et d’étouffements, confinés, stressés jusqu’à en mourir : ces millions d’animaux souffrent inévitablement. Si les tirs des fusils n’ont pas raison d’eux, c’est leur inadaptation à la vie sauvage qui entraînera leur mort. Une courte vie de souffrance, pour le seul loisir de la chasse.

    https://www.aspas-nature.org/campagnes/petitions/stop-elevage-chasse/

     

     


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    les jours dévorent le temps, alors que tout semble s'organiser avec soin pour un avenir de plus en plus incertain

     

    un sentiment étrange me serre le ventre

     

    pourtant

     

    de l'été

    il  reste dans le jardin

    toutes les graines promises

    à l'éternité

     

     

    entre automne et hiver

    le petit atelier, lui même, 

    se tient au calme

     

     

    de l'Ouest

    il me vient un vent

    presque froid

    d'un jour familier

     

     

    tombant au sol

    les pommes de pin

    ont entrepris un long voyage

    vers le futur

     

     

    en nuit pleine

    l'appel d'un renard

    pas si loin du poulailler

     

     

    C'est ici que  la Beauté du monde me tient en otage

    C'est ici que l'effacement du monde relâche un peu sa tension

     

     

     

     

     

     

     


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