• jardin zen dans mon jardin

    le temps ratisse le temps
    sans jamais le changer


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  • avec cette odeur de café

    quelques songes égarés


     

    vieillesse incertaine...


     

    un ruban blanc

    retient

    mes cheveux blancs

     

     

    dans mes vêtements flottants

     se retirent

    les souvenirs encombrants


     

     


     

     


     

     

     

     

     


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  • dans cet air froid-gelé

    une voix traverse

    la montagne

     

     

    morsure de neige

    et coups de soleil

    c'est le troisième mois de l'année

     

     

    comme un trésor

    au fond du sillon

    un rang de pommes de terre

     

     

     

    entre deux giboulées

    le soleil vient à ma rescousse

     

     

     

     terre du jardin

    remontant par mes mains

    son odeur de mère fertile


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     
     

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  • à l'ombre des secrets se chuchotent d'autres secrets ... à l'ombre de la beauté voilée se cache l'incertitude d'une jeunesse meurtrie et d'une nouvelle force de vie ...

     

    Superbe !!!

     

     

     

     


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  • l'air se ride

    par dessous

    les nuages

     

     

     

    sans nid

    sans feuilles

    sans paroles


    peuplé de fantômes

    et de vieux rêves d'arbre


     

     

     

     

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  • je  n'ai pas envie de le commenter... il faut juste aller voir ce film d'animation, sans oublier l'histoire du Japon d'entre les deux guerres et se laisser aller dans les rêves de ce merveilleux

    poête qu'est le  漫画家 (mangaka) Hayao Miyasaki

     

     


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  • accompagné des bruits de la forêt, et des cris des enfants jouant non loin de la yourte,  il est venu tout simplement parmi nous, apporter et éclaircir de son regard de nouveau né, ces interminables jours d'hiver...

     

    parmi les arbres

    dont il a respiré l'existence

    avant de les connaître

     

    contre sa mère, à la chaleur du feu de bois c'est un bébé plein de beauté, plein de tranquillité que la vie vient d'offrir à la famille de ma dernière fille...

     

     

    reposant après tant d'effort

    le souffle de la mère et de l'enfant

    se confondent...

     

     

    leurs yeux se cherchent et s'apprivoisent

     

     

    première rencontre avec son cadet 

    le sourire troublé de l'aîné

     

     

     

    le temps

    s'arrête

     

     

     

    regardant la forêt

    je m'incline

    devant tant de sagesse

     


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  •  

    lune en cendre

    sur la montagne dormante

     

     

    toute la forêt regarde

    passer la nuit

     

    すべての森林は夜 経つを見ます


     

     


     

     


     

     


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  • jour et nuit, écrit le poète japonais, les fleurs en tempête descendent de la montagne ...

     

     

     

    J'ai oublié le chemin par lequel je suis venue. L'ombre laisse place à la lumière et pour que celle-ci gagne en pureté, il me faut sans cesse perdre mon chemin... La voie est difficile, les doutes m'ouvrent le passage, les certitudes se dissipent au fil de ma progression... mon corps s'éclipse, mon coeur se libère... Le temps est au regard contemplatif ce que la brume est à la montagne, un instant fugitif qui flotte dans le néant

     

     

     

    dans mes cheveux  blancs

    l'enfant de la forêt

    glisse quelques souvenirs

     

     



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  • c'est par demi temps

    que je franchis l'hiver

     

     

     

     ce matin

    la montagne a disparu

    sans cérémonie

     

     

    un peu de forêt flotte dans la brume

                                                       

           少しの森林が靄で浮きました。

                           sukoshi no shinrin ga moya ukimashita

     

     

     

     

     

    ce matin

    je me suis réveillée

    dans une estampe de Wang Wei

     

     

     



     

         今朝私はワング・ウェイの絵で目を覚ましました

          watashi ha Wang Wei no e de me o samashimashita.



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  •   en japonais そして父に成る, (sochite chichi ni naru ) "puis je deviens père" est bien entendu un film génial !!!!

     

     

     

     

     


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  •  

     

    là où la contemplation

    guide mon souffle

    vers les cîmes

     

     

    la forêt me suit

    sans laisser de traces

     


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  • je viens de rentrer chez moi... le froid glacé traverse cet appartement que je vais bientôt quitter... j'allume le poêle, et mets quelques uns de ces morceaux de bois montés péniblement dans mon perchoir... La chaleur du bois repousse doucement ce froid saisissant qui envahit ce lieu devenu hostile... Pourtant tant de choses imprègnent cet endroit... Des  quelques siècles d'histoires gardées secrètement dans chaque pierre de cet immeuble, ne me reste que les souvenirs d'un temps passé et dépassé...

    L'alternance,  montagne-ville... que je vis depuis quelques années,  continuera à la cadence de mon instabilité...

    j'aime ma solitude...  j'aime la force qu'elle me procure... mais  j'aime aussi énormément vivre  auprès des êtres qui me sont chers... j'aime cette liberté quotidienne que je construis sans aucune envie d'avenir... elle  me laisse imaginer chaque jour mon devenir, et se succéder les lendemains avec un minimum de contrainte. Je suis devenue nomade sans m'en rendre compte... Je suis devenue nomade parce que je ne pouvais tout simplement pas faire autrement... Plus aucun endroit ne me retient, pourtant tous les endroits où je passe me tiennent à coeur... Je flâne sous les arbres séculaires, je me prosterne devant les montagnes millénaires... je m'incline davantage sur la fleur éphémère... et tends ma main au  papillon temporaire.

     

     

     

    matin glacé

    lente digestion des vers de terre


     

     


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  • soudain, le poing frappe la table !! Objectant mon comportement peu scrupuleux, la pierre à encre consternée sursaute. Plus rapide que ma conscience,  je la rattrape vivement, sachant que sa perte me serait fatale...  Séisme d'un soir de travail,  une vague visqueuse et noire se lève de l'encrier, déborde, prend ses aises, trace sa voie et improvise sans le savoir, un coup de maître sur le papier de riz... Marquant de nouvelles courbes, que je n'aurais jamais eu l'audace d'essayer, elle laisse le washi absorber goulûment son noir sans nuance, et organiser  sa répartition dans la trame encore serrée

    Plus blanc que la feuille tendue sous mes mains... Plus noir que la colère qui m'a fait perdre une toute petite seconde ma patience, mon visage reprend ce peu de rose que la surprise lui avait pris par défi.  Ce soir, encre et  pinceau sont en désaccord avec mon âme... et d'ailleurs ! où l'ai je donc laissée celle là ?  là haut dans les montagnes, aux pieds des cinquantes tout jeunes érables du Japon plantés la semaine dernière ?  ou sur les rémiges  des  derniers migrateurs en mal de pays ?   Ce soir  il pleut même sur mon papier blanc... J'entends les lamentations  du bois qui craque dans le poêle... le son de la pluie sur le toit...  la splendeur du piano de Satie... et le calme qui revient dans ma tête...

     


    tempête sur  papier de riz

    noir et blanc se partagent

    l'espace vierge

     


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  • mille nuances dans l'encre broyée, la rendent encore plus inaccessible que je ne le craignais... mille couleurs s'égoutent,  tâchent et se diluent dans la blancheur du papier. Je me perds dans ce gris aux expressions infinies,  je me cache dans le noir plus sombre et plus étrange encore qu'un ciel sans lune... Le blanc quant à lui, ne doute de rien, il tranche les reflets qui s'égarent dans un vide au milieu de nulle part...  Je découvre une autre façon de presser le pinceau  sur la feuille imprégnée, je relève un autre détail sur sa capacité de lâcher prise avec sa nervosité....

     

    suis-je dans le noir ? suis je absorbée par la puissance du blanc ? Je ne dois ni en faire de trop, ni rester absente ... je n'ai droit à aucune hésitation... le pinceau est mon esprit, l'encre la substance informelle de mon coeur...  il faut qu'ensemble, ils trouvent l'accord parfait qui donnera naissance à quelque chose que j'ignore, mais qui appartient à tous ...

     

    le temps s'affole,  j'entends le cri du pinceau qui s'exsangue, je devine la respiration du papier qui s'essouffle... se gonfle, se dégonfle, s' aspire, se rejette, se sature à l'agonie et dans une dernière quête vers la perfection ouvre tous son tressage pour l'ultime beauté du trait.

     

     

     

     

    à la frontière du vide

    encre et  lumière

    j'ai perdu la noirceur du trait




     




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