• lune à la porte

    sans parole

    je la laisse entrer


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  • Le réveil sonne, je bascule d'un mystère à un autre. La nuit s'efface discrète, abandonnant au jour le dernier croissant de lune d'une fin de cycle. Une nouvelle nuit sans sommeil  engourdit mes pensées. Je tarde à sortir de ma torpeur. Trouvant la chaleur de mes draps plus douce  que la vieille, je m'enfonce encore d'un degré sous cette moiteur confidentielle. Il me faut pourtant me décider, le travail au jardin ne peut se concevoir que dans la première moitié du jour, l'autre moitié étant tout simplement réservée à des taches moins exposées à la chaleur

    et le chien  devant la porte me regarde avec insistance. Ma lenteur semble le surprendre, mon indécision l’interpelle inclinant dans ce questionnement sa tête si familière. Son regard extraordinairement volontaire m'encourage à me bouger...

    Cette année le jardin parfait son existence. Fleurs et légumes évoluent avec flegme. Le temps soigne leur éclat. Ils le prennent donc tout entier pour parfaire leur saveur.

    Je ne sais pas qui s'accorde à qui dans cet échange. Mais de plus en plus  le jardin me semble être l'unique bâtisseur de  ma résistance. Il  m'impose son souffle avec délicatesse et m'absorbe dans sa réalité. Il ralentit mes pas, mes gestes et mes pensées... je l'accompagne dans sa croissance, dans ses récoltes, dans ses échecs... je ne suis rien sans lui, il me donne cet étrange envie de vivre diluée dans l'espace...

    C'est au cœur de cette forêt au centre de ces montagnes au fond de ce jardin que j'apprends à être et à disparaître, j'apprends la persévérance et la perfection,  le nomadisme fondamental, le sédentarisme substantiel. J'apprends à m'affranchir de moi-même. 

     

    étoile polaire

    toujours à la même place

    au dessus du cèdre

     


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  • vers luisants

    plus que de la lumière

    la beauté de les revoir


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  • seuil de la yourte
    un vieux crapaud
    à l'abri de l'orage


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  • voilà quelques semaines déjà que ce versant de montagne, vibre sous le bourdonnement de nouvelles ruches. Je remercie les deux personnes qui m'ont aidée financièrement et moralement d'avoir permis cela. Sans elles je n'y serais tout simplement pas parvenue. Les ruches ont adopté leurs noms comme emblème de reconnaissance et chaque fois que je retourne au rucher, ils  me rappellent leur volonté de permettre à ceux qui s'occupent de ces  derniers lieux retranchés, de survivre. Leurs mots, leur espoir, leur confiance, m'ont encouragée à tenir bon au delà de toutes les difficultés insolites et désagréables que rencontre  tout apiculteur en exercice.

    L'observation a repris son rythme de croisière et tous les jours je monte saluer les abeilles et veiller à leur santé. Elles sont passionnantes de vie et d'ingéniosité.

    Merci Luc, Merci Sophie.

    Dans quelques semaines, si cela se confirme, je partirai à nouveau en estive pour quelques temps. Et ce sera le massif du Dévoluy cette fois qui m'accueillera avec 800 brebis à garder. Tout reste encore à organiser ...

    Je ne suis pas très présente sur le blog actuellement. Je suis passée en mode silencieux, et préfère observer ce qu'il se passe autour de moi tout en prenant note de ce qui noue mon quotidien au travail constant et varié que demande un tel lieu de vie... Les journées sont longues et pleines d'occupation, des pénibles au plus agréables, tout se passe avec un naturel peu contrariant ... 

    Une nouvelle expo me tient également en éveil  sans relâche et me rappelle qu'il faut tenir compte de ces multitudes de  petits détails discrets qui se dissimulent derrière le gros travail de préparation, sans quoi tout pourrait devenir rapidement insignifiant.

     

    Il fait si chaud, que mes doigts aux ongles noircis de terre enflent sur le clavier...

     

    cette tendance

    à nous casser les oreilles

    bande de cigales

     

    ce lézard sans queue

    immobile comme un fossile

     

    et le soir

    tout se met à bouger

    sous le mouvement des étoiles

     

     les aquarelles dans ma tête

    n'ont pas encore de couleur

     

     


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    les mains terreuses

    je reviens du jardin

     

     

    de jour en jour

    tout s'inscrit dans ma tête

    le moindre cri d'oiseaux


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     Le temps se froisse, se contracte derrière ce rideau de pluie régulier qui  dilue les montagnes derrière la brume. Les heures passent lentement, sans jamais faillir à cette discipline sévère que nous leur avons organisé pour ne jamais perdre nos repères... Et pourtant aujourd'hui, plus que jamais, mes pinceaux à la main, devant ma pierre à encre, il me semble avoir perdu quelque chose d'essentielle, quelque chose que je ne peux pas nommer, quelque chose  qui me désillusionne nuit et jour. Où que je sois quoi que je fasse, c'est là, absent,  dans mon cœur, dans mon ventre, dans mon sang...

    Je tourne la page d'un monde que j'ai espéré enfant, désiré adolescente,   aménagé adulte et qui sans jamais évolué autrement que dans ma tête, se confond à des rêves perdus.

    Ici, dans ce bout de nulle part, les nichoirs se remplissent d'oiseaux, les murs de la maison de chauves souris, la grange à foin de petits chats qui devront apprendre très vite que la vie n'est pas aussi simple que cela, de prés que je ne fauche pas avant que tout le cycle des fleurs soit accompli, d'insectes et de batraciens qui reviennent enfin après une trop longue absence, d'arbres qui fleurissent à tour de rôle, parfois si discrètement qu'on les soupçonne à peine... d'abeilles sauvages qui en attendant celles qui viendront le mois prochain donner la touche finale à ce petit paradis volontairement caché, s'acquittent du travail de pollinisateur avec une conscience absolue.

    Et pourtant, malgré les cinquante espèces d'arbres plantées  sur ce flanc abrupt de montagne, toutes les plantes semées, soignées, destinées à réinventer tous ceux et celles qui ont disparu, une profonde mélancolie trouble mes pensées. 

    Dans la yourte, araignées et lézards se sont aménagés leur territoire et tous les soirs je les regarde négocier leur espace... Les grands mangent les petits, mais la stratégie des petits pour éviter le pire relève d'une telle intelligence que les grands en perdent leur monopole... Et nous ? sommes nous à un point tel d'insuffisance et de dépendance que nous ne pouvons réagir avec génie et détourner ce qui nous anéantit ?

    Il nous faut cette conscience souveraine, cette vacuité impermanente, ce génie indispensable au choix entre l'urgent et l'important, ce but sans but à atteindre, pour libérer  notre action et faire de nous des êtres clairvoyants capables de réaliser notre monde...

     

     

    rayon de soleil 

    par hasard

    sur la table à dessin


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    le jour se lève

    empruntant le sentier de  la cabane

    si proche de l'étang

     

    L'envie de vivre tient à si peu. Ce si peu mis à l'épreuve quotidiennement, et courageusement remis au lendemain, résiste au temps et à l'usure par fantaisie. Le combat est coquasse et les impostures fantasques mais il suffit d'un souffle, d'un regard, d'une infime éclosion, pour remettre de l'ordre dans cette plaisanterie caustique, relever le pied pour enjamber la mer, pousser les arbres les forêts et emprunter une nouvelle voie. Caresser les vallées, les montagnes, s'abandonner au ciel, aux nuages et remplir nos têtes de poésie infinie.

     

     


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  •  

     

    silence au bout du rang

    rien n'a encore

    germé

     

    "présidentielle"

    le programme de mon jardin

    ne rentre dans aucune de leur tête

     

     

     

     

     


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    La parole ? qu'est ce au juste ? un outil dégénéré de notre civilisation, un acte de défaillance de notre corps ? des fragments de sons qui malgré leurs richesses nous ont privés de sens plus subtiles ? Voilà des jours que la mienne ne résonne plus que dans ma tête. L'usage de ma voix ne sert plus qu'à échanger quelques sons avec le chien, l'âne et les chats de la maison. Les poules et les abeilles étant provisoirement absentes, mes conversations se réduisent à des flexions de voix réservées aux  animaux de grandes tailles qui n'ont finalement pas besoin de m'entendre pour connaître mon humeur. Ils savent dès l'aube quelles sont mes dispositions au monde et lisent mieux que n'importe qui les lignes de mon visage.

     

    Ces jours de solitude, entourés de montagne, de nuage et d'éternité, sont autant de leçon de vie que de contemplation. Le travail en forêt n'enlève en rien à l'apprentissage du lâcher prise. Les étapes sont parfois dures à franchir, et le meilleur moyen de les surmonter est de ne pas y penser. Mettre ses appréhensions en veille n'est pas chose aisée. Cela devient même un art lorsque le doute kidnappe l'esprit et met en otage toutes pensées primaires. La rançon, gage d'une liberté provisoire pour récupérer ce bien vital, est d'un montant souvent très élevé, mais je m'en acquitte avec  patience. Cet effort me fait prendre conscience que tant que je chercherai à comprendre le silence qui m'entoure, sa beauté et sa raison me resteront inaccessibles.  C'est donc bien de cela qu'il s'agit, cette volonté insatiable de toujours tout vouloir comprendre, une déficience du cerveau peut-être ou une forme de délinquance de l'esprit.

    On s'attache de plus en plus à des détails qui ont l'air de rien et qui ne représentent  rien, mais pour celui qui accumule des jours de solitude, ces petits riens, deviennent des centres d'intérêt majeurs.

    On s'applique à leur donner un sens, une raison, un but. Tel le moine qui ne peut trouver la voie qu'en apprenant à laver consciencieusement son bol, je trouve dans les gestes ordinaires de ces soins domestiques, une noblesse que j'avais insoupçonnée jusque là.

    C'est l'heure passée des choses accomplies, le temps futur de ce que j'ignore encore,  le moment venu de laver la vaisselle... Les corvées disparaissent. Chaque geste à sa raison d'être, ils sont tous égaux dans l'éternité.

    Le soir assise  sur le seuil de la yourte, par les nuits claires d'hiver, je nomme les étoiles que je montre au chien couché à mes pieds, peut-être une façon de me convaincre que ce savoir vernaculaire perdu au fil des siècles est tout aussi étrange que choisir de se taire pendant un temps.


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  • la montagne, la forêt la mer, toutes entières, nous apprennent à penser. S'acharner à les effacer du tableau dans lequel nous respirons, ramène à nous priver du plus honorable de nos sens, le seul qui nous permette d'être digne de nous mêmes, même après la vie. Ce sens n'a peut-être pas de mot exact, pas de résonance, pas de matière... il appartient à chaque cellule de notre corps,  va, vient au gré de nos humeurs,  nous maintient la tête droite et le cœur en apesanteur, même dans ce monde sans aplomb. Et la valse reprend immobile sa folie indomptée où l'imaginaire n'est plus qu'une pièce à conviction d'un crime surréaliste exécuté par indifférence. Et quand sonnera le gond de l'insoutenable révolution, flottera dans l'air une irrespirable brume délétère émise par trop d'insouciance. La mue de ce désordre, abandonnée sur le revers d'une pierre, craquellera d'amertume sans laisser de trace au soleil, elle s'effacera comme s'effacent nos pensées, nos cœurs et nos idéaux ... Nos rêves envahiront nos cauchemars à la recherche d'une esthétique oubliée où flotte en  funambule sur un fil invisible, le temps criminellement compressé.

     

    mur en pierres sèches

    la mue brutalement écrasée

    du serpent

     

     


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  • avec la participation  imprévue de Hanao et    Imrane en bruit de fond

     

     Clair-obscur d'une journée d'hiver, le flegme des couleurs s'additionne au temps et hante l'espace en marge des heures et des secondes oubliées. Rien ne bouge, la pluie tombe avec un ennui presque parfait. Pas de vent, pas d'étonnement, le chien dort sous la table, l'âne dans son cabanon, les chats forment un amas indéfinissable de fourrure gonflée. Je ne sais pas encore si j'aime ou non ses journées de désœuvrement. Les fractions de scène en retard d'un chapitre, donnent aux acteurs une impression d'absence et infligent au rythme une rupture inconditionnelle de son oppressante cadence... Tout le monde soupire soulagé, même mes pigments enfouis dans leur boîte en bois. Sur la table à dessin,  la fébrilité d'une nouvelle feuille blanche mi bambou mi coton,  fixée sur son support  guette le moindre de mes déplacements. A mes mouvements agités, elle se rétrécit se contracte sur ses fibres, défiant dans son immobilité imposée, le premier contact obligé, qui libérera la tension concentrée au bout du pinceau.

    De ses quelques poils régulièrement alignés, lui, le pinceau, aborde dans ces instants de retenue des postures provocantes de guerriers. Excité par la présence de ces éléments qui le narguent, il se gorge d'eau jusqu'à saturation. Bombant son torse imbibé d'audace, il sélectionne sa couleur de prédilection et attaque l'angle de la feuille où se réfugie fragile, l'ébauche d'un oiseau en attente. Son expérience est suffisante pour savoir qu'il tient dans son ventre suffisamment d'autonomie pour accomplir une bonne partie du travail sans contrainte. La feuille blanche, empreinte de la première marque tracée, devient spontanément terre d'asile. Elle dissipe ses inquiétudes puis accueille avec sérénité toutes les variations de teintes proposées. Ses fibres s'ouvrent et se referment à la demande, faisant variablement vibrer les couleurs avec pudeur, les déplaçant dans son espace jusqu'à leur trouver l'endroit exact de leur splendeur...

    Guerre et paix s'organisent sous mes yeux sans que je puisse prévaloir mes droits.  Il m'arrive parfois de soumettre quelques conseils à ce chaos explosif, mais la plus part du temps j'aime à dire, et à penser que pour chaque aquarelle en cours de réalisation s'ordonnent tour à tour  vide et plein, compréhension et mystère, savoir et ignorance, abstraction et évidence, visible et invisible, vie et mort, avec comme éventuelle ordonnance la seule et unique sincérité existentielle de tout ce désordre.

    Qu'importe le résultat d'une aquarelle, tout réside dans sa réalisation, lorsque les fréquences se croisent et s'interposent, sans raison, sans émotion, sans obligation, permettant à celui qui par expérience conduit le pinceau, de parvenir un jour à un éventuel talent.

     

     au bout du pinceau

    l'oiseau regarde le ciel

    sans bouger


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  • Ai je perdu cette notion de temps que ce monde effréné se dispute sans raison ? Peut-être bien et je ne m'en plains pas... Je viens d'abattre un vieux cerisier, pas tout à fait centenaire, mais assez vieux pour avoir perdu  la force de bourgeonner et fleurir ces dernières  années...

    En surface, son temps à lui s'est terminé avec allure et grandeur,  mais sous terre une toute autre histoire se raconte, et ce temps là qu'il se réserve en secret, prend progressivement une odeur d'humus et de mycélium. Cet ancêtre, même dans son déclin apprivoise clandestinement un tout autre pouvoir, une toute autre amplitude du temps. Sa connaissance certainement infinie se dilue dans chaque grain de terre, dans chaque goutte d'eau et la multiplication de ses cellules se renouvelle sans fin. Notre savoir et notre compréhension s'arrêtent au seuil de cette notion d'immortalité universelle propre à chaque être vivant, et nous souffrons de ne pouvoir la concevoir faute de temps, et  d'imagination en déflation.

    Le vent soufflait abondamment ce matin et le froid n'arrangeait pas le travail. Déposant la tronçonneuse au pied de l'arbre, je me suis appuyée contre lui.  Mes mains glacées ont parcouru sa vieille écorce rugueuse à la recherche d'un semblant de vie ou de n'importe quoi d'autre.  Oubliant le temps vif et cinglant, je lui parlais de  sa vie, de la mienne, de notre rencontre qui s'est faite alors qu'il agonisait déjà. Un temps de silence s'est interposé entre nous, qu' il m'a fallu interrompre. J'avais encore quelques mots à lui souffler, quelques mots confidentiels que je lui avais soigneusement préparés pour ce moment là .

    Au bout d'une heure de travail, il est tombé sans crier, sans regret. Nous savions tous  deux que rien n'était rompu mais que simplement la vie reprenait une fois de plus un autre droit, une autre raison d'être éternellement présente.

     

     

    sous les vêtements d'hiver

    tant de couches

    j'en perds ma légèreté

     

     

     


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    D'où vient cette rage assassine qui glace  jours et nuits nos âmes atrophiées, cette fureur blanche suintant de nos cerveaux stériles. Elle décompose nos actions en fragments infectés de haine. La violence est devenue un état permanent de vengeance perdue.  Nous sommes faits de colère, mais pas de haine. Il ne faut pas tout confondre, et à force d'élever cette émotion au rang d'allier nécessaire à la survie, nous en avons fait un adversaire ingérable.

    Par nuit claire les étoiles traversent le tonoo de la yourte imprégnant mon cœur d'éternité sans que je comprenne un traître sens à ce mot. Je le laisse tout simplement pénétrer mon esprit sans aucune attente de futur. Sans futur, nous nous réadaptons d'instinct au présent, mettant en demeure  notre ego plaintif et malade aux injonctions d'un passé oppressant. La violence en tout genre naît de ce futur délétère qui accumule bien et richesse, mais ne peut subsister dans un présent où réside trop peu de temps pour lui donner sens. C'est là, dans ce temps si court qu'aucun gaspillage ne peut s'y glisser, que l'on apprend à rire, à pleurer et à crier, sans souci de représentation. Tout vient avec un naturel obligeant. Plus besoin de se déchiffrer, de se deviner, de s'introspecter, comme si nous étions des bêtes de foire soumises à la raison d'un seul mode de penser. Dans ce temps ultimement immédiat qu'est le présent, souffle une renaissance de bon sens, d'actions de premières nécessités, un vent d'urgence et de salut, une réalité triomphante.

    Nous ne sommes pas encore au bout de nous mêmes, au bout de notre consécration, mais à tarder dans le couloir de la mort, nous pourrions ne plus pouvoir obtempérer pour une clémence moins hasardeuse.

     

    pieds nus

    fouler la terre

    sans cailloux dans la tête.

     


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  • De retour dans la yourte, tout me paraît distant, un peu comme si depuis mon départ, la perspective des choses s'était déformée, bousculant insensiblement le relief qui m'entoure.  Ma présence ici ou là-bas a perdu un peu sa trajectoire. Je ne me rappelle plus trop d’ailleurs quelle en était le sens. Il me semble de plus en plus vivre  entre les mots, devenir un souffle inévitable au sens du texte présent, un espace blanc rempli  d'accords, d'ententes inaccessibles. J'emprunte au temps cette distance régulière qui unit les mots et les hommes au delà de tout contrôle, et dispose ces silences entrecoupés de matière là ou la raison reprendra ses droits.

     

    retour

    est-ce moi l'intruse

    ou la couleuvre lovée derrière le poêle ?

     

     

     


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