• sur le dos de cette terre j'embrasse la pluie

     

    dans chacun de mes pas qui glisse sur cette roche trempée, je sens de nouvelles forces nomades prendre leur aise dans mes veines. Lorsque sans gène elles atteignent mes songes, elles les  quittent ne laissant dans ma tête qu'un souvenir confus...


    marchant sur le dos de la terre comme je trace les esquisses sur papier de riz


    le vent efface mon passage... l'air frais désorienté par les nuages que la montagne déverse avec abondance, ne retient rien de mon existence... ce paysage immense m'absorbe dans sa souveraineté... S'amusant à courser la brume épaisse que le lever du jour conçoit avec fantaisie dans ces montagnes sauvages, l'aigle, seul héritier du vent et du ciel glatit de tout son être, donnant par cette résonance improvisée une intensité palpable au vide qui l'accompagne.

     

    mon jardin ce matin n'a aucune limite - la page que je tourne reste blanche...

     

    Sur le bord du chemin l'herbe est tellement haute qu'elle touche le bout de mes doigts. Quelques odeurs nouvelles remontent jusqu'à mes rêves... le coeur rempli de ces couleurs, j'avance et cherche à les deviner... Me resteront-elles inconnues ? je ne le pense pas... dans ma tête j'ai la connaissance consciente et inconsciente de mes ancêtres et dans le parfum de ces herbes, le temps des rencontres imprévues...

     

     

    souffle et rêves s'évadent en ce début d'automne... 


     

    sous la mousse et les glands pas encore tombés mille saisons se pressentent.

     

     

     


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  • alcyon pie


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  • frôlant mon pinceau

    le petit chardonneret

    se pose sur le cosmos

     

     

    des yeux....

    sans le retenir

     

     

    pinceau durci

    par mon absence

     

     ce matin

    les nuages tombent dans la vallée

     

     

     

    quittant les Cévennes aujourd'hui pour les Alpes, je marcherai dans les traces d'autres mystères... du chemin empierré  aux sommets rugueux... portant dans ma tête les doutes de mes limites, je me perdrai dans les brumes hostiles des jours avec et sans lumière... toutes les directions, m'attirent... et dans les semelles de mes chaussures de marche pousse chaque jour le besoin de bouger de plus en plus loin... mon pinceau reste au fond de mon sac... chaque image qui m'entoure, se définit comme une immensité impossible à reproduire... je ne m'en inquiète plus vraiment... la peinture est en moi comme l'est la poésie... Ce sont leurs présences circulant dans mes veines qui me redressent chaque jour et me donnent la force de voir ce qui ne se voit pas... Le mois d'octobre me conduira au Japon, au coeur même de Nagano... dans ces montagnes remplies de vie impalpable... Sac à dos et transports en commun, longues marches à travers des paysages insoumis, j'espère une fois de plus pouvoir toucher du bout de mon esprit cette culture indéfinissable...

     

     

     

    au centre du jardin

    l'immense tournesol guide

    le potager

     

     

     


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  • frôlant mon pinceau

    le petit chardonneret

    se pose sur le cosmos

     

     

    des yeux....

    sans le retenir

     

     

    pinceau durci

    par mon absence

     

     ce matin

    les nuages tombent dans la vallée

     

     

     

    quittant les Cévennes aujourd'hui pour les Alpes, je marcherai dans les traces d'autres mystères... du chemin empierré  aux sommets rugueux... portant dans ma tête les doutes de mes limites, je me perdrai dans les brumes hostiles des jours avec et sans lumière... toutes les directions, m'attirent... et dans les semelles de mes chaussures de marche pousse chaque jour le besoin de bouger de plus en plus loin... mon pinceau reste au fond de mon sac... chaque image qui m'entoure, se définit comme une immensité impossible à reproduire... je ne m'en inquiète plus vraiment... la peinture est en moi comme l'est la poésie... Ce sont leurs présences circulant dans mes veines qui me redressent chaque jour et me donnent la force de voir ce qui ne se voit pas... Le mois d'octobre me conduira au Japon, au coeur même de Nagano... dans ces montagnes remplies de vie impalpable... Sac à dos et transports en commun, longues marches à travers des paysages insoumis, j'espère une fois de plus pouvoir toucher du bout de mon esprit cette culture indéfinissable...

     

     

     

    au centre du jardin

    l'immense tournesol guide

    le potager


     

     

     

     

     

     


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  • appuyée contre la rambarde du balcon, l'infinité de la nuit me semble encore plus irréelle... les étoiles bousculent  mes pensées...  c'est le temps des rêves. Tout se confond. Les oiseaux volent dans ma tête... le papier sous mon pinceau leur reste indifférent. Ils n'ont plus envie de s'y poser. Ils longent mes songes criant leur raison d'être, sans se soucier de mes tourments. Esprits du ciel et de l'air, innombrables dans mon cœur, illimités dans le ciel,  trouvent le passage des dieux sans laisser d'ombre.

     

     

    Japon éternel

    je reviens chez toi

     

     

    tes montagnes m'ouvriront-elles leurs portes, tes temples, leur immuable sagesse.?

     

    mois des érables rouges

    j'espère ramasser sur ton chemin

    un début d'automne

     

     

     

    poésie instable tu as quitté le bout de mon pinceau, quitté l'encre diluée dans la pierre, quitté  la cime des arbres que je souhaitais peindre, et pourtant je te sens dans mon sillage, collée à mes basques, cachée dans mes faits et gestes, circulant, nerveuse sous ma peau, grouillante sous ma chevelure... je me tourne vers toi sans jamais te voir, tu te défiles sans cesse, me laissant divaguer dans le vide de mes  errances... Si la parole t'était accordée, quelle voix prendrais-tu pour me dire que tu resteras à jamais secrète ? Quel chant fredonnerais-tu pour m'attirer dans tes abîmes ?

     

    ne me laisse pas, je t'en prie ! Conduis mes gestes les plus simples... entoure moi de ta patience... guide mes absences... et surtout accompagne moi au Japon... j'ai besoin de toi pour circuler sur ces routes tremblantes, j'ai besoin de ton courage pour gravir ces montagnes en colère... sans toi, je ne verrais plus la beauté du monde

     

     

     poésie instable

     je te chercherai

          même

    sur le dos de ÔNamazu

     

     

    ÔNamazu: poisson chat  ( légendaire) vivant dans la vase des profondeurs de la terre, capable  s'il n'est pas maîtrisé par le dieu Takemikazuchi de faire trembler le Japon.

     

     

     


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  • appuyée contre la rambarde du balcon, l'infinité de la nuit me semble encore plus iréelle... les étoiles bousculent  mes pensées...  c'est le temps des rêves. Tout se confond. Les oiseaux volent dans ma tête... le papier sous mon pinceau leur reste indifférent. Ils n'ont plus envie de s'y poser. Ils longent mes songes criant leur raison d'être, sans se soucier de mes tourments. Esprits du ciel et de l'air, inombrables dans mon coeur, illimités dans le ciel,  trouvent le passage des dieux sans laisser d'ombre.

     

     

    Japon éternel

    je reviens chez toi

     

     

    tes montagnes m'ouvriront-elles leurs portes, tes temples, leur immuable sagesse.?

     

    mois des érables rouges

    j'espère ramasser sur ton chemin

    un début d'automne

     

     

     

    poésie instable tu as quitté le bout de mon pinceau, quitté l'encre diluée dans la pierre, quitté  la cime des arbres que je souhaitais peindre, et pourtant je te sens dans mon sillage, collée à mes basques, cachée dans mes faits et gestes, circulant, nerveuse sous ma peau, grouillante sous ma chevelure... je me tourne vers toi sans jamais te voir, tu te défiles sans cesse, me laissant divaguer dans le vide de mes  errances... Si la parole t'était accordée, quelle voix prendrais-tu pour me dire que tu resteras à jamais secrète ? Quel chant fredonnerais-tu pour m'attirer dans tes abîmes ?

     

    ne me laisse pas, je t'en prie ! Conduis mes gestes les plus simples... entoure moi de ta patience... guide mes absences... et surtout accompagne moi au Japon... j'ai besoin de toi pour circuler sur ces routes tremblantes, j'ai besoin de ton courage pour gravir ces montagnes en colère... sans toi, je ne verrais plus la beauté du monde



     poésie instable

     je te chercherai

          même

    sur le dos de ÔNamazu

     

     

    ÔNamazu: poisson chat  ( légendaire) vivant dans la vase des profondeurs de la terre, capable  s'il n'est pas maîtrisé par le dieu Takemikazuchi de faire trembler le Japon.

     

     



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